La suppression du redoublement

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24 Sep 2014 12:31 - 24 Sep 2014 12:32 #11805 par Shane_Fenton
Réponse de Shane_Fenton sur le sujet La suppression du redoublement
On enchaîne avec le Point, pas partisan du tout : www.lepoint.fr/societe/non-le-redoubleme...-2014-1866064_23.php


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24 Sep 2014 23:40 - 12 Jui 2017 17:26 #11813 par Frist
Réponse de Frist sur le sujet La suppression du redoublement
Je suis étonné de ne pas voir dans ce sujet l'émission du jour de Rue des Écoles, intitulée "Faut-il interdire le redoublement ?"


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25 Sep 2014 07:43 - 25 Sep 2014 15:31 #11815 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Votre étonnement a une explication : www.laviemoderne.net/forum/ecrans/7056-c...septembre-2014#11568
:mrgreen:
Notez que vous pouvez m'aider à la recension systématique de la presse sur ce forum. :cheers:

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25 Sep 2014 14:59 - 25 Sep 2014 15:30 #11826 par Loys

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25 Sep 2014 15:16 - 25 Sep 2014 17:49 #11827 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

Une façon de ranimer le clivage droite gauche sur un sujet qui touche beaucoup de familles.

Pour Maryline Baumard, soutenir le redoublement c'est être de droite et vouloir son maintien c'est être de gauche (comprendre progressiste-réformiste).

Le redoublement ne serait plus admis qu’à la suite d’« une rupture longue des apprentissages ». La décision de maintenir un élève dans sa classe ne pourrait être prise qu’avec l’accord écrit des parents.

C'est donc une "décision" qui n'en est pas une...

Ce qui est déjà le cas à l’intérieur d’un même cycle d’études, mais ne l’était pas à la fin de chaque cycle d’apprentissage.

Tout l'intérêt des cycles mis en place en 1990.

Par ailleurs, le redoublement sera aussi le sujet d’une conférence de consensus...

En l'occurrence le "consensus" s'assoit sur l'avis de la majorité des enseignants.

...mise en place par le CNESCO (conseil national de l’évaluation du système scolaire). Il s’agit de développer d’autres modes d’aide aux élèves...

Il est effectivement temps d'y penser maintenant qu'on a entrepris de le supprimer depuis un quart de siècle. :fur

...parce que si le redoublement permet un sursaut à l’élève l’année qu’il recommence, il en perd les avantages sur le long terme. Des études ont montré que cette pratique lui est même préjudiciable puisqu’il progresse globalement moins que des élèves de même niveau qu’on a envoyé dans la classe supérieure, avec une béquille.
En dépit de ces résultats de la science...

Aucune source n'est citée ici. La vérité est considérée comme "scientifique" et donc incontestable, quel que soit l'élève : aucun redoublement n'est "scientifiquement" profitable. Pourtant, curieusement, parmi les pays obtenant les meilleurs résultats dans PISA, certains pratiquent massivement le redoublement, comme Macao.

...la France est championne d’Europe en matière de redoublement. Jusqu’en 2013, moment du vote de la loi Peillon, la loi était muette sur le sujet. Un pas a été franchi à cette date puisque, comme le rappelle le communiqué de Najat Vallaud Belkacem, « la loi du 8 juillet 2013 de refondation de l’École de la République (article 37) a fait du redoublement une procédure exceptionnelle. Le législateur n’a pas souhaité supprimer le redoublement mais le limiter à certaines circonstances particulières qui le justifient absolument.

Que de précaution : c'est la décision du redoublement par le conseil de classe qui est supprimé. Les parents seuls peuvent juger de son opportunité.
A noter que le classement PISA des pays pratiquant le redoublement est très problématique puisqu'il ne concerne que les élèves scolarisés à 15-16 ans. Or de nombreux pays - contrairement à la France - ne scolarisent pas l'ensemble des élèves à cet âge. Or on peut suppose que les élèves non scolarisés sont peut-être ceux qui ont connu le plus de difficultés...

Le redoublement des classes de primaire aurait dû quasiment disparaître avec la loi d’orientation de Lionel Jospin, en 1989. La création des cycles qui défendent l’idée que chaque enfant doit prend le temps dont il a besoin pour atteindre des objectifs fixés sur trois années, aurait dû faire disparaître le redoublement du vocabulaire de l’école.

Bien sûr : en obligeant un élève à accomplir son cycle en un temps donné (le cycle) sans possibilité de prendre plus de temps (le redoublement), on défend "l’idée que chaque enfant doit prend le temps dont il a besoin". :santa:

Or, il est resté parce que les parents y sont attachés, pensant à tort que c’est une chance qu’on offre à leurs enfants.

Si les parents pensent "à tort", en quoi leur laisser cette possibilité est-il scientifique ?

Les enseignants aussi y trouvent leur compte. Pour ces derniers – sans vouloir caricaturer, l’attachement est double : lorsqu’ils manquent de moyens pour prendre en charge la difficulté scolaire...

C'est-à-dire tout le temps...

... ils n’ont que cette solution ; et puis l’arme du « si tu ne travailles pas bien tu vas redoubler » fait toujours ses preuves depuis des décennies.

Eh bien justement : la valeur pédagogique du redoublement (l'exigence d'un niveau requis pour le passage dans la classe supérieur) est supprimée depuis longtemps, notamment où sévit le plus l'échec scolaire. Maryline Baumard n'a visiblement jamais entendu parler du "passage-dégage".
Dans l'esprit des élèves, la suppression du redoublement est actée depuis longtemps malheureusement. Et le résultat est loin d'être à la hauteur des attentes.

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25 Sep 2014 16:51 #11831 par Loys

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29 Sep 2014 20:32 #11864 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Sur le blog de Véronique Soulé : "«Levez la main, les redoublants !»"


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06 Oct 2014 14:11 #11947 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

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15 Oct 2014 09:32 - 02 Nov 2016 12:59 #12036 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Après la consultation sur le socle et les programmes, après la conférence sur l'évaluation des élèves ... une conférence sur le redoublement ! :cheers:
Dans le "Café" du 15/10/14 : "Redoublement : Portez vous jury !"


Ne craignez vous pas que le décret de la ministre sur le redoublement mette à mal toute la réflexion collective que vous êtes en train de construire ?
Non, pas du tout. Ces deux actes vont être complémentaires. Du coté ministériel on agit dans une orientation politique générale.

:santa:

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15 Oct 2014 09:35 - 02 Nov 2016 13:02 #12037 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Dans "VNi" du 13/10/14 : "Redoublement : quelles alternatives ?" avec Olivier Rey (IFE)


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23 Oct 2014 22:48 #12129 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Sur Mezetulle du 23/10/14 : "Haro sur le redoublement" par Guy Desbiens.

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06 Nov 2014 15:17 - 07 Nov 2014 18:32 #12293 par Loys

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06 Nov 2014 15:40 - 06 Nov 2014 15:41 #12294 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

Une baisse du redoublement accompagnée d’une meilleure réussite des élèves
On a longtemps pensé que le redoublement permettait d’offrir à l’élève une chance supplémentaire de maîtriser les compétences attendues. Pour apprécier les effets produits par la baisse du redoublement, on doit s’interroger sur son impact, en particulier sur les itinéraires des élèves qui auraient redoublé en l’absence de cette politique. Comment les parcours des élèves « à l’heure », nettement plus nombreux qu’avant du fait de cette diminution, ont-ils évolué ? Si l’on étudie la réussite aux examens, on s’aperçoit que le pourcentage d’élèves « à l’heure » reçus au diplôme national du brevet (DNB) est resté constant sur les six dernières années, de l’ordre de 92 %, et que le taux de mentions obtenues par ces élèves est également stable. Sur la même période, le passage en seconde générale et technologique des élèves de troisième « à l’heure » a légèrement progressé, passant de 79,8 % en 2008 à 81,9 % en 2013. De plus, la proportion d’élèves de seconde « à l’heure » obtenant le baccalauréat « à l’heure » a connu une importante progression. Alors qu’elle était de 67 % pour la session de juin 2006, elle s’est élevée à 77,4 % à la session 2013. Enfin, le taux de réussite au baccalauréat général et technologique, quel que soit l’âge des candidats, est en constante progression (FIGURE 7). Ainsi, il apparaît que la politique de diminution du redoublement a permis d’atteindre une meilleure fluidité des parcours, sans affecter la réussite des élèves qui a globalement progressé.

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06 Nov 2014 22:10 #12296 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Vous pouvez commenter ici l'article "DEPP Impact" du 6/11/14.
Fichier attaché :

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07 Nov 2014 18:42 - 12 Jui 2017 17:21 #12302 par mewtow
Réponse de mewtow sur le sujet La suppression du redoublement
Concernant l'article "DEPP impact", et notamment la fameuse courbe finale qui compare le taux de retard et les taux d'élèves dans le 1er décile le plus faible en calcul et en lecture.
La différence entre les courbes rouge et orange me fait dire que leur hausse n'a rien à voir avec le nombre de redoublements : si la baisse du nombre de redoublement était la cause (directe ou non) de l'augmentation des difficultés en calcul et en lecture, alors les deux courbes auraient augmenté de la même manière. Dans les faits, on n'observe pas d'augmentation des difficultés en lecture durant les années 87 à 97 (passer de 10 à 11%, bof), alors que le taux de difficulté en calcul a déjà doublé, à un niveau très proche du niveau final de 32%. Et quand le taux de difficultés en lecture double, l'augmentation des difficultés en calcul stagne approximativement. Donc, si c'est un argument pour critiquer l'étude de la DEPP, celui-ci est bien faible.
Mais la courbe concernant les résultats en calcul cela m'a rappelé les propos de Brissiaud, et notamment l'effet de l'introduction du comptage-numérotage dans les programmes de mathématiques des années 90. Il me semble que c'est une courbe plus détaillée qui est utilisée dans l'argumentation de Brissiaud, ce qui permet de mieux situer le point d'inflexion de la courbe, autour des années 1990 (de mémoire c'est 1989, à confirmer).
Je serais près à parier qu'il existe un effet similaire pour la lecture : si ça se trouve, le point d'inflexion de la courbe en lecture commence en 2002 ou quelques années après (les fameux programmes de 2002...).

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07 Nov 2014 18:52 - 07 Nov 2014 23:54 #12303 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

Si la baisse du nombre de redoublement était la cause (directe ou non) de l'augmentation des difficultés en calcul et en lecture, alors les deux courbes auraient augmenté de la même manière.

C'est un postulat qui est parfaitement contestable.
Vous réfutez mon analyse en supposant que je veux démontrer une causalité (au moins partielle) entre suppression des redoublements et hausse des difficultés. Or, même si je penche pour cette causalité partielle, je suis très prudent dans ma conclusion ("De ces chiffres on peut sans doute tirer des conclusions bien différentes sur la pertinence de la suppression du redoublement"). En revanche vous l'êtes beaucoup moins en affirmant que "leur hausse n'a rien à voir avec le nombre de redoublements".
En tout cas, une chose est sûre : quand on constate la suppression du redoublement, on ne constate pas une meilleure "réussite" des élèves, contrairement à ce qu'affirme la DEPP dans sa dernière note d'information.
Avec seulement trois évaluations en vingt ans, il est difficile de déterminer la forme exacte de la courbe, dans l'intervalle et hors de l'intervalle.

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09 Nov 2014 00:19 #12330 par archeboc
Réponse de archeboc sur le sujet La suppression du redoublement

Loys dit: Avec seulement trois évaluations en vingt ans, il est difficile de déterminer la forme exacte de la courbe, dans l'intervalle et hors de l'intervalle.

Nous n'avons que trois évaluations en vingt ans. La DEPP, elle, a des remontées annuelles. Il y a des hétérogénéités dans l'outil de mesure, mais ils ont tous les outils pour compenser.

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12 Nov 2014 19:36 - 12 Nov 2014 19:36 #12388 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

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14 Nov 2014 18:21 #12406 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

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14 Nov 2014 18:38 #12407 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

Or, l’inefficacité pédagogique du redoublement qui fait consensus dans une recherche de qualité, sa nocivité psychologique pour les élèves, ses effets à très long terme jusque dans l’insertion professionnelle des jeunes adultes qui ont redoublé font du redoublement un sujet sur lequel l’école française doit réfléchir de façon approfondie.

Présenté ainsi, c'est tout réfléchi ! :mrgreen:

Le débat ne porte pas seulement sur le recul ou la suppression du redoublement mais aussi, pour les praticiens et les parents, sur les solutions alternatives au redoublement.

Il est temps d'y songer en effet, maintenant que la suppression du redoublement est généralisée. :santa:

Si on ne fait pas redoubler les élèves, que faut-il faire pour prévenir l’échec scolaire ?

Mais rien voyons : c'est le redoublement qui est la cause de l'échec scolaire (voir ci-dessus ou l'étude de la DEPP).

Le Cnesco et l’Ifé ont aussi choisi ce sujet car il nous a semblé « mûr » : même si le niveau du redoublement demeure en France très élevé, les statistiques les plus récentes mettent en évidence son recul depuis dix ans.

Beaucoup plus en fait... :roll:

Cela montre que cette réflexion est déjà entamée dans la communauté éducative...

Sûr que la communauté éducative a eu son mot à dire dans cette "politique volontariste"... :santa:

...et qu’elle est donc prête à bouger dans ses représentations et ses pratiques. Mais les solutions alternatives notamment institutionnelles manquent en France et les praticiens de terrain peuvent avoir l’impression d’être démunis.

Bref bouger... mais vers rien en terme d'alternative. L'important c'est d'y réfléchir activement.

D’où l’idée de commencer par cette thématique sur laquelle la conférence de consensus peut apportera une analyse scientifique des effets du redoublement et une étude des solutions alternatives qui peut aider à faire bouger les acteurs de terrain.

Etudions, étudions.

Comment peut-on expliquer une certaine persistance du recours au redoublement de la part des équipes pédagogiques, mais aussi de la part des familles ?
Nos interviews de praticiens – enseignants, chefs d’établissement…- nous montrent que le thème est bien débattu dans les établissements scolaires, dans les salles des profs, il existe d’ailleurs des injonctions institutionnelles fortes pour faire reculer le redoublement.

C'est peu de le dire. :devil:
Mais non : la communauté éducative a réfléchi.

Mais si la pratique, bien qu’en recul persiste...

Quasi-éteinte à vrai dire...

...c’est parce qu’il n’y a pas d’alternatives ou peu d’alternatives efficaces au traitement de la difficulté scolaire. Il existe des initiatives locales qui sont conduites par des établissements mais le soutien institutionnel aux politiques locales de prévention de l’échec scolaire demeure faible, à l’exception des quelques dispositifs d’accompagnement personnalisé ou autres aides individualisées qui se développent aux marges des classes et dont l’efficacité est encore à démontrer.

Au moins les choses sont dites.

Et puis il faut savoir que le redoublement a aussi des fonctions que les sociologues appellent « latentes » et qui sont tout aussi centrales. Le redoublement, par l’incitation au travail scolaire qu’il induit implicitement, sert aussi à réguler la discipline dans les classes ou à dynamiser le travail scolaire.

Quelle mauvais idée, aussi !

D’ailleurs, c’est pour cette raison que certains pays, les USA par exemple, après avoir considéré la suppression du redoublement ont seulement mis en place des politiques visant à le faire reculer mais sans l’interdire.
Et du côté parents, l’attachement n’est pas moins fort.
Les sondages montrent à la fois de façon récurrente un attachement fort au redoublement par près des 2/3 des parents, avec des différences selon les catégories socio-professionnelles. Mais les mêmes sondages montrent aussi que les parents soutiennent dans des proportions tout aussi importantes les solutions alternatives qui seraient apportées...

Mais purement théoriques, donc.

...le suivi plus individualisé des élèves notamment.

:scratch:

Donc pour résumer, quand on demande aux parents dans les sondages s’ils veulent changer la forme scolaire traditionnelle qu’ils ont connu enfants, ils répondent négativement mais si on leur propose d’autres solutions ils y adhèrent tout autant.

La proie pour l'ombre, en somme.

L’attachement des parents au redoublement pose cependant une question qui est centrale : la faiblesse de l’information sur les formations et les métiers et le manque de valorisation des voies technologiques et professionnelles. Nombre d’entre eux continuent, notamment en 3ème ou en 2nde à exiger le redoublement, qui est un droit dans les classes d’orientation faute d’informations approfondies sur la poursuite d’études au lycée.

Comprendre que les élèves redoublants devraient aller dans les voies technologiques ou professionnelles.
Même quand le redoublement est voulu par les familles, il est donc considéré comme problématique. :shock:

Peut-on espérer réduire davantage voire supprimer les redoublements dans un système éducatif par ailleurs inchangé ?
Le sujet du redoublement est complexe car il pose tout autant la question de la prévention de l’échec scolaire...
C'est peu de le dire. Le redoublement a été rendu en grande partie inefficace par l'échec scolaire massif, pour l'essentiel un échec artificiel d'ailleurs. Mais là il faudrait une certaine lucidité.

... du rythme des apprentissages, des pédagogies différenciées et de l’information sur l’orientation. Sur les deux jours de séances publiques de la conférence de consensus, après une journée entière dédiée à l’analyse du redoublement – l’ampleur de cette pratique, ces effets sur les apprentissages… -, la seconde journée sera consacrée aux alternatives au redoublement, à la fois à l’étranger mais aussi en France. Je profite, d’ailleurs de cet entretien pour vous annoncer que le Cnesco et l’IFE vont lancer un appel à témoignage en direction des établissements qui ont mené des politiques pédagogiques d’accompagnement des élèves ou d’orientation qui ont conduit à un recul du redoublement dans ces établissements. Il se passe beaucoup de choses dans les établissements que nous ne connaissons pas et que nous souhaitons valoriser.

Comprendre : il existe sûrement des solutions, puissions-nous les découvrir !

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20 Nov 2014 10:04 #12452 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Dans le "Café" du 20/11/14 : "Un décret limite fortement le redoublement"


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20 Nov 2014 10:11 #12453 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

Pour les enseignants, la menace du redoublement est aussi une arme pour faire régner l'ordre scolaire. C'est la force des ces croyances et des ces situations qui ont permis aussi longtemps le maintien d'une pratique aussi coûteuse.

Si c 'est une "arme", ce n'est pas une "croyance"... :santa:

Que faire des élèves faibles ?
La quasi suppression du redoublement ne rend pas pour autant les élèves plus forts.

Mais si : la DEPP l'a brillamment démontré !

Le décret ouvre une piste intéressante avec la proposition d'un "dispositif de remise à niveau" dans le secondaire. C'est une pratique fréquente à l'étranger qui permet d'éviter les redoublements. Il restera à voir ce que el ministère mettra de concret sous cette appellation. Pour le reste le texte renvoie au PPRE et aux dispositifs existants dont l'efficacité n'est pas assurée.

Doux euphémisme. Mais la confiance dans ces dispositifs ne peut pas relever de la "croyance". :doc:

L'enjeu institutionnel est énorme.
"La France a une pratique très massive du redoublement". Le 28 août, Nathalie Mons, présidente du Conseil national d'évaluation du système scolaire (CNESCO) a présenté un important programme d'étude sur ce sujet. Selon le Cnesco, 28% des jeunes français âgés de 15 ans ont déjà redoublé ce qui nous place dans le peloton de tête des pays de l'Ocde.

Cela montre que la France est capable de fournir un effort beaucoup plus important que les autres pays.

Ce taux peut monter à 60% en L.P.

Intéressant car la DEPP n'a comparé l'évolution du redoublement qu'avec la réussite au bac général et technologique.

Deux périodes sont marquées par une forte hausse du redoublement : le CP et le CE1 où le redoublement est plutôt vu comme un outil de remédiation; et les 3ème et 2de (9% des élèves y redoublent) où il est une réponse aux stratégies des familles.

Une "hausse" ? :shock:
Un nombre, plutôt.

Les chercheurs arrivent ainsi à faire le portrait robot du redoublant : un garçon, issu d'une famille monoparentale en précarisation économique, avec une mère de niveau éducatif faible. S'attaquer au redoublement c'est donc s'installer au coeur des inégalités sociales à l'Ecole. Le coût du redoublement est énorme. Il est évalué par le Cnesco à 1,6 milliards soit nettement plus que le coût de l'éducation prioritaire. Cela correspond à plus de 20 000 postes d'enseignants qui pourraient être libérés grâce à cette suppression.

C'est sans nul doute ce qui se produira. :santa:

De quoi mettre la refondation sur les rails sans impacter le budget. C'est maintenant sur l'utilisation de ce smoyens que le débat va se porter

On en reparle bientôt...

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23 Nov 2014 01:18 - 23 Nov 2014 01:18 #12483 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Dans le décret : www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_p...=19448&pageFin=19448
Détail :

L’accompagnement pédagogique des élèves
« Art. D. 311-11. – Pour soutenir la capacité d’apprendre et de progresser de tous les élèves des écoles publiques, des établissements publics locaux d’enseignement ainsi que des établissements d’enseignement privés ayant conclu un contrat avec l’Etat, et mettre en oeuvre le principe d’inclusion mentionné à l’article L. 111-1, ceux- ci bénéficient dans leurs apprentissages scolaires d’un accompagnement pédagogique qui répond à leurs besoins. «Mis en oeuvre prioritairement par les enseignants, cet accompagnement porte sur tout type d’apprentissage et comprend notamment des aides appropriées aux difficultés rencontrées. «Les élèves présentant des besoins éducatifs particuliers bénéficient d’un accompagnement pédagogique spécifique en application des dispositions des articles D. 311-13, D. 321-3 à D. 321-5, D. 321-7, D. 321-22, D. 332-6 à D. 332-8, D. 333-10 et D. 351-1 à D. 351-9.
« Art. D. 311-12. – Le programme personnalisé de réussite éducative, prévu à l’article L. 311-3-1, permet de coordonner les actions mises en oeuvre lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser certaines connaissances et compétences attendues à la fin d’un cycle. Il implique des pratiques pédagogiques diversifiées et différenciées, d’une durée ajustable, suivant une progression accordée à celle de l’élève. L’essentiel de ces actions est conduit au sein de la classe.

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23 Nov 2014 01:28 - 23 Nov 2014 01:30 #12484 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

« Art. D. 311-11. – Pour soutenir la capacité d’apprendre et de progresser de tous les élèves [...], ceux- ci bénéficient dans leurs apprentissages scolaires d’un accompagnement pédagogique qui répond à leurs besoins.

Un "accompagnement" différencié, donc, qui devra avoir lieu... dans la classe.

« Art. D. 311-12. – Le programme personnalisé de réussite éducative, prévu à l’article L. 311-3-1, permet de coordonner les actions mises en oeuvre lorsqu’il apparaît qu’un élève risque de ne pas maîtriser certaines connaissances et compétences attendues à la fin d’un cycle.

Rien n'est prévu s'il ne maîtrise effectivement pas certaines connaissances et compétences attendues à la fin du cycle précédent car bien ce sûr ce programme ne peut être que vertueux. :doc:

Il implique des pratiques pédagogiques diversifiées et différenciées, d’une durée ajustable, suivant une progression accordée à celle de l’élève. L’essentiel de ces actions est conduit au sein de la classe.

Voilà qui devrait être économique.
Résumons : là où l'enseignant n'était pas parvenu à faire progresser l'élève, grâce à ces pratiques auxquelles il n'avait pas songé et faciles à mettre en place dans le cadre d'une classe, il le pourra désormais. :santa:
Ne parlons pas des établissements et des classes où cette nécessité concerne de nombreux élèves. :fur

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25 Nov 2014 00:23 - 25 Nov 2014 00:27 #12503 par Loys

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06 Déc 2014 09:47 - 10 Jui 2017 23:27 #12634 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Dans "Ce soir ou jamais" de Frédéric Taddeï (05/12/14), face à moi, la sociologue Nathalie Mons, présidente du Conseil national d'évaluation du système scolaire, a affirmé, à propos de la suppression du redoublement commencée dans les années 80 : " Que de croyances !" (29'20).
pluzz.francetv.fr/videos/ce_soir_ou_jamais.html
Voyons cela :
[ Cliquer pour agrandir ]

Ça commence bien l'évaluation du système éducatif... :santa:

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27 Jan 2015 15:02 - 10 Jui 2017 23:29 #13007 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Lancement de la conférence du CNESCO ce jour.
Voir ici : www.cnesco.fr/fr/redoublement/
Le dossier de synthèse : "Lutter contre les difficultés scolaires : le redoublement et ses alternatives ?" (27-28 janvier 2015)
A lire notamment : "Partie 2. Le redoublement en France et dans le monde : de l’étude de ses impacts à la croyance en son utilité" (décembre 2014)
Le CNESCO se réfère aux études antérieures, souvent très anciennes. La méta-analyse citée la plus récente (p. 8) est celle de Allen et alii (2009) sur la période 1990-2007 :

L'apport principal de ce papier - au delà du fait qu'il présente des résultats plus récents - est de s'intéresser à la rigueur de la méthodologie employée dans les articles recensés pour déterminer l'impact du redoublement. Ils s'intéressent également au moment ou l'analyse est menée (i.e. combien de temps après le redoublement) et à la sélection du groupe de contrôle. Ils montrent alors que les études qui utilisent une méthodologie plus rigoureuse obtiennent des effets du redoublement systématiquement non significatifs et en moyenne .34 écart type plus élevés (moins négatif) que les études de moins bonne qualité. Si on reprend les effets moyens recensés dans les autres méta-analyses synthétisés dans le tableau 1.1 , l'effet moyen passe donc de -.31 à .03 lorsque la méthodologie est plus rigoureuse. Ainsi, lorsque les chercheurs tentent de réduire les différences préexistantes entre le groupe de redoublants et le groupe de non redoublants avec lequel est faite la comparaison, l'effet du redoublement est proche de 0.

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27 Jan 2015 15:02 - 10 Jui 2017 23:29 #13008 par Loys

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27 Jan 2015 15:05 - 28 Jan 2015 17:35 #13009 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement
Dans "Le Figaro" du 27/01/15 : "Le redoublement coûte deux milliards d'euros par an"



L'étude IPP, rendue publique le 28/01/15.

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27 Jan 2015 15:17 #13010 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet La suppression du redoublement

Le coût du redoublement est estimé à environ 2 milliards d'euros par an. Cette évaluation inédite a été confiée aux économistes de l'Institut des Politiques Publiques (IPP), afin de répondre aux interrogations soulevées lors de la préparation de la conférence de consensus, organisée les 27 et 28 janvier par le CNESCO.

Doublon avec l'étude de "France Stratégie" publiée à l'été 2014.

[...] Pour réaliser ces estimations, les auteurs ont exploité des données administratives exhaustives qui permettent d'observer la scolarité de l'ensemble des élèves nés en 1992, jusqu'à l'année scolaire 2011-2012.

:shock:
Autant dire sur une période pendant laquelle le redoublement a été massivement supprimé. Le chiffre de deux milliards correspond-il à la dernière cohorte ou constitue-t-il une moyenne ? Dans ce dernier cas, le montant d'un coût de deux milliards serait mensonger.

Des économies progressives en cas de suppression du redoublement
Les travaux de l'IPP scénarisent différentes réformes, induisant la suppression partielle ou totale du redoublement dans les différents degrés de la scolarité, en lien avec la volonté actuelle du ministère de limiter fortement le nombre de redoublants.

Comme si le redoublement n'avait pas déjà été divisé par trois ou quatre à chaque niveau. :shock:

[...] Cette étude présente toutefois un écueil important car elle n'intègre pas ce que représenterait le coût d'une alternative au redoublement pour les élèves en difficulté: cours de soutien, suivi personnalisé, etc.

Effectivement, c'est gênant. :mrgreen:
En même temps qu'est-il vraiment prévu. Question bête : si le redoublement coûte deux milliards, dans quelle alternative va-t-on investir cette somme ? :santa:

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