Coursera, un mooc commercial américain

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13 Nov 2013 23:32 - 13 Nov 2013 23:33 #8413 par Loys
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La suite d'un article référencé plus haut : "COURSERA, with Distinction !" par Jean-François Ceci ("EducaVox" du 13/11/13)


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25 Mar 2014 12:50 #10011 par Loys
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25 Mar 2014 12:51 #10012 par Loys

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05 Avr 2014 08:57 #10127 par Loys
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Deux ans après, un entretien dans "Le Monde" avec Daphne Koller : "Daphne Koller : « Le temps est venu pour l’éducation en ligne »"


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05 Avr 2014 08:59 #10128 par Loys
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07 Mai 2014 10:21 #10396 par Loys
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Dans "EducPros" du 07/05/14 : "Pourquoi l'éducation en ligne est indispensable dans le monde d'aujourd'hui" , une tribune de Coursera" par Julia Stiglitz, directrice du développement et des partenariats stratégiques chez Coursera.


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19 Mai 2014 20:04 - 19 Mai 2014 20:05 #10558 par Loys
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23 Aoû 2014 21:33 - 24 Aoû 2014 10:12 #11456 par Loys
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La mise en abyme : "Un MOOC sur l’utilisation des TIC pour les intervenants du primaire" (Infobourg du 19/08/14)



Le cours : www.coursera.org/course/ictinprimary
Admirez la traduction du titre ! :P

Les TCI dans l'éducation primaire : transformer l'apprentissage des enfants au cours du programme
Why and how are teachers integrating ICT (Information and Communication Technology) into primary education? In this course we analyse examples from schools in different parts of the world, and bring professional teachers, headteachers and policymakers together to share their best ideas and inspiring stories. The materials in the course are based on studies carried out for the UNESCO Institute of IT in Education, Moscow.

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10 Déc 2014 20:08 #12683 par Loys
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Petite inflexion... :mrgreen:
"Daphné Koller : "La formation tout au long de la vie va exploser"" dans "EducPros" du 10/12/14 par Emmanuel Davidenkoff.


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10 Déc 2014 20:45 #12684 par Loys
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Faire progresser un enseignement mixte qui marie contenus en ligne et présentiel et répondre aux demandes croissantes de formation tout au long de la vie. Telles sont les deux tendances sur lesquelles surfe Coursera pour développer sa plateforme de Mooc.

Un beau virage car le "présentiel" est totalement contradictoire avec l'esprit originel des moocs. :mrgreen:
De même : il s'agissait de remplacer les universités désuètes... il est maintenant question de "formation" continue...

Que des millions de personnes souhaitent accéder au savoir et que les institutions classiques ne peuvent pas satisfaire cette demande. Elles s'inscrivent pour l'essentiel dans deux catégories : la première concerne des personnes qui ont obtenu des diplômes il y a dix ou quinze ans dans des disciplines où les connaissances d'alors sont devenues obsolètes ;

C'est donc exclure une grande partie des enseignements (ceux qui offrent une certaine permanence) et ne plus s'adresser aux étudiants. Il faut dire que les moocs n'ont pas rencontré leur public.
D'un point de vue philosophique on peut s'interroger sur la valeur d'un enseignement obsolète au bout de seulement dix ou quinze ans.

...la seconde, courante dans les économies émergentes, rassemble des personnes qui ne peuvent étudier à cause des insuffisances des systèmes d'enseignement supérieur.

Un enseignement au rabais, où on ne parle plus de "présentiel", pour les plus pauvres.

Par exemple ?
Je peux vous citer celui de Sharmeen Shehabuddin, au Bangladesh. Elle avait ouvert une boulangerie, mais, faute de formation en comptabilité, en finance et en marketing, son affaire périclitait. Elle a suivi sur Coursera plusieurs cours de microéconomie de brillantes institutions (universités du Michigan, de Pennsylvanie [Wharton], de Californie à Irvine...) : aujourd'hui, sa boulangerie est passée d'une seule commande quotidienne à 900 dollars de chiffre d'affaires par jour, et Sharmeen a embauché sept femmes, auxquelles elle accorde plusieurs heures par semaine, sur leur temps de travail, pour qu'elles se forment à leur tour via Internet.

La société de la connaissance est en marche ! :santa:

Autre cas, celui de Scotty Rushing, 47 ans. Lycéen remarquable, il est accepté à l'université d'Austin (Texas), mais doit renoncer à effectuer des études supérieures pour des raisons économiques. Il trouve un emploi de répartiteur dans une société de transports, avant d'être licencié sans préavis en 2005. S'ensuit une terrible spirale : il perd sa maison, sa femme le quitte et il se voit retirer la garde de sa fille de 13 ans. Il vit six mois dans sa voiture avant de retrouver un emploi d'agent de jockeys. Là, Scotty décide de reprendre ses études, mais n'ose pas frapper à la porte d'un campus, de peur de n'être plus capable, vingt-cinq ans après, de suivre des ­enseignements traditionnels. Il tape "cours en ligne gratuits" sur Google et tombe sur Coursera. Puis découvre, en suivant nos cours, qu'il est à la hauteur. Aujourd'hui, il est inscrit au Florida Institute of Technology, en psychologie, où il obtient de si bonnes notes qu'il a été désigné "meilleur étudiant" en deuxième année. Il a l'intention de poursuivre jusqu'au doctorat !

Quel sens du story telling et du success story ! On retiendra surtout que Scotty Rushing a eu une formation classique et renoue... avec une formation classique.
En quoi les Mooc sont-ils différents de cours magistraux filmés ?

Vous avez la même différence entre les cours filmés, qui existent depuis des années, et les Mooc qu'entre les films réalisés lors de l'invention du cinéma et ceux que vous voyez aujourd'hui.

En toute simplicité !

Quand le cinéma est né, il a commencé par placer une caméra face à une scène de théâtre et à filmer sans même songer, lorsqu'il est devenu parlant, à dire aux comédiens qu'ils n'avaient pas besoin de hurler afin d'être entendus. Le résultat était horrible ! Le seul bénéfice que cela offrait au spectateur, dans un premier temps, tenait au prix et à l'accessibilité – tout le monde ne pouvait pas aller au théâtre ou se payer une place. Puis le cinéma a réalisé les ­progrès que l'on sait, jusqu'à offrir une expérience radicalement différente de celle du théâtre.

Un progrès technique, sans nul doute. Pour le reste... On est bien, avec cette analogie, dans la logique de l'entertainment.

Nous sommes dans la même dynamique avec l'enseignement en ligne. Ce que reproduisent les Mooc, c'est justement une vraie expérience du cours : vous avez une communauté d'étudiants, de l'interactivité, des évaluations... c'est une expérience totale.

Tellement "totale" que l'immense majorité des "étudiants" abandonnent ! :mrgreen:

De plus, à la fin, vous obtenez un certificat qui a une valeur...

Il suffit de l'affirmer : la formulation permet cependant d'en douter ! :P

... et, comme nous l'avons vu, peut transformer votre vie. Cela n'a rien à voir avec le simple fait de regarder un cours filmé.

Au moment de la télévision scolaire on pouvait lire ce genre de propos...

Pour évaluer les travaux des dizaines, parfois des centaines de milliers d'étudiants qui suivent un cours, vous utilisez la correction par les pairs, c'est-à-dire par les autres étudiants. Est-elle aussi fiable qu'une évaluation réalisée par un enseignant ?
Non. Le retour qu'on obtient de la part d'un enseignant de haut niveau est meilleur que celui que vous renvoient vos pairs.

On progresse.

Mais la question ne se pose pas en ces termes.

Ah...

L'écrasante majorité des personnes qui suivent nos cours n'auraient jamais eu l'occasion d'accéder à des professeurs du niveau de ceux qui enseignent sur Coursera.

Enfin "accéder"... par un écran.

Donc, la comparaison ne tient pas, dans la mesure où, de toute façon, l'un de ses termes est purement théorique – cette idée qu'un seul enseignant de niveau mondial puisse évaluer personnellement autant d'étudiants.

:P

Les Mooc vont-ils redessiner l'enseignement supérieur, avec, d'une part, des établissements de classe mondiale, attirant les meilleurs étudiants et chercheurs et produisant des Mooc, et, d'autre part, des établissements de deuxième division, qui utiliseront ces Mooc et substitueront à leurs enseignants des coachs ou des répétiteurs ?
Non. Les gens font une différence entre des coachs et des enseignants. Je pense en revanche que le défi, pour les enseignants, sera de plus en plus d'être capables d'aider les étudiants à apprendre par eux-mêmes.

Réponse évasive s'il en est. :scratch:

Mais pourquoi payer entre 10 000 et 50 000 dollars par an, prix des études universitaires aux États-Unis, alors qu'on peut valider les mêmes connaissances, via Coursera, pour quelques centaines de dollars ?
Afin d'obtenir un diplôme reconnu sur le marché du travail. Pour l'instant, je ne pense pas que les employeurs soient prêts à accorder la même valeur à une série de certificats Coursera qu'à un diplôme obtenu dans une institution classique, a fortiori si elle est de classe mondiale.

Surtout que ces "certificats" ne certifient pas grand chose...

En outre, les études supérieures sur un campus ne servent pas seulement à engranger des connaissances ! Les recruteurs sont sensibles au fait qu'un jeune va aussi mûrir, s'épanouir, grandir au cours de ses études.

Où l'on redécouvre les vertus du "présentiel". :mrgreen:

Cela vaut surtout pour le niveau master. Les personnes entrées dans la vie active avec un bachelor ont rarement la liberté d'arrêter de travailler pendant deux ans pour passer un master – elles ont des familles, des emplois, des prêts à rembourser... Là, notre offre prend tout son sens.

Hors de l'école, donc.

Lorsqu'une personne suit un Mooc, vous pouvez collecter des données sur sa façon d'apprendre – tendance à procrastiner, rapidité ou lenteur pour réaliser un exercice, etc. Peut-on imaginer que vous vendiez un jour ces données à des employeurs ?
Nous ne vendrons pas aux entreprises les données relatives à la façon dont nos étudiants se comportent en ligne. Notre politique de confidentialité est très stricte sur cette question.

C'est rassurant.

Ce que nous avons tenté de faire, voilà un an et demi, c'est d'aider des employeurs à repérer des talents en leur transmettant certaines données.

Lesquelles donc ?

Mais cela ne s'envisage qu'avec un accord préalable et explicite de nos étudiants. Coursera peut-il, à l'avenir, faciliter le lien étudiants-employeurs ? Pourquoi pas ? Mais vendre des données relatives à la façon dont vous apprenez en ligne, non.

Toutes ces données perdues : quel dommage !

L'accès à Coursera est gratuit. Vous ne vendez que les certificats, facultatifs, qui permettent de prouver qu'on a suivi un cours (généralement, pour 49 dollars). Comment gagnez-vous votre vie ?
Nos revenus proviennent essentiellement de la vente de ces certificats, précisément à des adultes qui souhaitent se mettre à niveau...

C'est donc acté. Il n'est plus question d'étudiants...

...obtenir une promotion ou rebondir dans leur vie professionnelle, principalement en business et technologies de l'information.

On est loin de l'horizon universitaire.

Comme nous sommes une start-up, nous avons choisi de nous concentrer sur cet objectif et de chercher à l'atteindre, plutôt que d'échouer à remplir des objectifs trop nombreux.

Il y a comme un recentrage, en ce cas. Un remarqueble sens de l'adaptation au public, en tout cas ! :mrgreen:

Si l'essentiel du business se concentre sur la formation pour adultes, les Mooc sont-ils condamnés à ne délivrer que des savoirs opérationnels ?
Non ! Nous avons d'excellents cours de poésie, et le plus suivi est un cours de psychologie sociale du Wesleyan College. Vous trouvez également parmi les plus populaires des enseignements en art, littérature, sciences sociales... Dire que les Mooc sont avant tout dédiés à des savoirs opérationnels est une contre-vérité.

En proportion c'est pourtant bien le cas, et depuis le début.

Hormis les Mooc, quelles vous semblent être les tendances les plus importantes dans l'enseignement supérieur mondial ?
La technologie va prendre une place de plus en plus significative.

C'est reparti pour des prophéties !

L'enseignement mixte, qui marie contenus en ligne et enseignement présentiel, va progresser, de même que les classes inversées. Il y a de plus en plus de preuves de l'efficacité de ces approches pédagogiques.

Ah...

Elles devraient gagner toute la chaîne éducative, du primaire à l'université.

Car c'est bien la même chose !

Une autre tendance lourde sera l'explosion de la formation tout au long de la vie. Nous vivons dans un monde où les connaissances acquises pendant les études supérieures ne constitueront plus des fondations assez robustes pour tenir toute une vie professionnelle. Les Mooc s'inscrivent dans ces deux tendances.

Autant dire un monde où plus aucune fondation n'est possible...

Vous êtes en France : en quoi notre pays vous intéresse-t-il ?
La France compte pour trois raisons. D'abord, elle constitue en elle-même un marché important – 140 000 étudiants de Coursera sont français.

On notera que le public scolaire devient un "marché".

Ensuite, elle compte plusieurs établissements de réputation mondiale, dont nous sommes fiers d'être partenaires.

L'école devient une vitrine publicitaire.

Nous en avions déjà quatre (l'École centrale de Paris, l'École normale supérieure, l'École polytechnique et HEC), et deux nouveaux nous rejoignent (l'Essec et Sciences po). Enfin, il existe une très large population francophone en dehors de la France, notamment en Afrique subsaharienne, où les capacités éducatives sont limitées. Et nous serions très heureux de travailler avec nos partenaires français et suisses pour créer des contenus qui ­ouvriront de nouvelles opportunités dans les pays francophones.
En Afrique subsaharienne, comme dans d'autres zones très pauvres, les besoins sont certes importants, mais les moyens, inexistants...

Pauvres... mais susceptibles d'offrir de nouveaux "marchés" !

Raison pour laquelle nous expérimentons des tarifs différenciés selon la localisation géographique, afin d'être en phase avec le niveau de vie local. Les résultats sont excellents : cela a permis d'accroître notre audience.

Et d'occuper le terrain.

Nous proposons également un système d'aide financière. Tout cela s'inscrit dans notre mission sociale.

...de startup. :devil:

Elle ne s'oppose pas au développement de notre business...

La "mission sociale" a ses limites...

....le coût marginal de diffusion d'un Mooc est très faible. Si nous attirons suffisamment d'étudiants, nous pourrons offrir des tarifs adaptés à chaque marché.

Curieuse condition. :scratch:

En rendant le savoir accessible gratuitement, vous remplissez une mission d'intérêt public.

:santa:

Pourquoi le faire dans le cadre d'une entreprise commerciale et non, par exemple, d'une fondation ?
Il est très difficile de faire vivre à long terme un modèle fondé sur la générosité des donateurs. Regardez ce qui est arrivé à MIT Courseware : ils ont été financés pendant dix ans par une fondation, puis cette fondation les a lâchés pour soutenir une autre cause. Nous avons donc décidé très vite que, pour trouver un équilibre financier et être autonomes de manière durable, il était préférable de nous appuyer sur l'énergie et la motivation qui irriguent les entreprises commerciales.

Quel pragmatisme !

Coursera bientôt dans les avions
Coursera a signé un partenariat avec JetBlue, l'une des principales compagnies aériennes américaine, afin de permettre aux passagers de suivre des cours pendant leur vol. Avant la fin 2014, les voyageurs de JetBlue pourront obtenir ce service en vol, sur leurs propres ordinateurs ou tablettes. Parmi les dix cours proposés par Coursera, figureront par exemple une introduction au marketing de la Wharton School of Business, ou des cours conçus par l'université d'Edimbourg ou de la Berklee School of Music. JG

Comme quoi on ne pense pas qu'aux petits Africains chez Coursera.

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28 Aoû 2015 21:54 #14510 par Loys
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Le revirement se confirme. Dans RSLN du 28/08/15 : "La formation professionnelle, l’avenir des MOOC ?"


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28 Aoû 2015 21:55 #14511 par Loys
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A relire au tout début de ce fil.... :rirej

Coursera, c'est ma façon de changer le monde. J'espère que je vais y parvenir. En fait, je veux surtout essayer..." Elle veut libérer l'enseignement, devenu trop cher, exclusif, ennuyeux et inopérant. Daphne Koller a du souffle. Il en faudra : l'éducation est au coeur de toutes nos mutations. Une chose est sûre : la Joan Baez de l'enseignement supérieur a soldé ses comptes avec l'école. En Californie, on appelle cela une "killer idea".

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04 Oct 2016 13:58 - 04 Oct 2016 13:59 #17304 par Loys
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Dans "EducPros" du 3/10/13 : "Mooc : Coursera à la croisée des chemins"


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04 Oct 2016 14:05 - 04 Oct 2016 15:25 #17305 par Loys
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Elle affûte aussi son modèle de tarification "freemium", à la fois pour dégager des revenus et engager les élèves : Coursera affirme que 60 % des étudiants qui ont payé pour un cours le terminent.

Les MOOC étaient pourtant présentés comme plus engageants que les cours traditionnels ! :mrgreen:

Son bilan est, par beaucoup d'aspects, flatteur : la plate-forme héberge plus de 1.400 Mooc, compte 145 universités partenaires (10 en France) [...]. Au total, 21 millions de personnes se sont enregistrées sur Coursera [...] Coursera affirme que 60 % des étudiants qui ont payé pour un cours le terminent. [...] Cette politique est-elle efficace ? Difficile de savoir. Coursera ne communique pas sur le nombre de personnes ayant payé pour obtenir un certificat ou une spécialisation.

Comme d'habitude Coursera communique sur ce qui ne veut pas dire grand chose (le nombre d'inscrits) mais pas sur ce qui veut tout dire : le nombre d'inscrits actifs, le nombre d'inscrits ayant terminé un MOOC, le nombre d'inscrits payants, le nombre d'inscrits non payants ayant terminé un MOOC...
L'article est euphémistique ("Mooc : Coursera à la croisée des chemins") : c'est le modèle de Coursera qui est en jeu, en réalité. D'ailleurs Coursera cherche des voies de secours comme la formation continue ou la délivrance de diplômes, ce qui est contraire même à son esprit de départ !

Daphne Koller, en 2013, a dit: Evidemment, ces cours ne sont pas des substituts aux diplômes. Personne ne le considère de cette manière. Mais je pense que si quelqu’un se présente et explique avoir suivi différents cours sur Coursera, les employeurs seront plus enclin à valoriser cette initiative.

Pas étonnant que Daphné Koller, qui avait eu sa révélation lors d'une conférence Google, quitte le navire pour le groupe Google six ans plus tard sans résoudre la question du modèle économique de Coursera. Sur son blog Coursera du 17/08/16 :



A ce sujet, on peut lire des commentaires plus acides : www.edsurge.com/news/2016-08-18-daphne-k...sera-hello-to-calico


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09 Mar 2017 09:31 - 09 Mar 2017 09:34 #18552 par Loys

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30 Aoû 2017 22:08 #19509 par Loys
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Dans "Défis d'amphis" de Sophie Blitman du 30/08/17 : "Mooc : la gratuité à l’épreuve de la réalité"


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04 Nov 2017 22:14 - 04 Nov 2017 22:14 #19946 par Loys

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26 Déc 2018 13:47 #21688 par Loys
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Dans "Les Echos" (abonnés) du 26/12/18 : www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/060...versites-2232507.php

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