[Télérama] interview d'Eric Piolle, nouveau maire de Grenoble

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14 Mai 2014 12:02 - 14 Mai 2014 12:08 #10493 par archeboc
Interview d'Eric Piolle, nouveau maire de Grenoble
Eric Piolle, maire de Grenoble : “On sent que les habitants de la Villeneuve sont vraiment blessés”
Dans cette intrerview, le nouveau maire de Grenoble annonce tout ce qu'il attend de l'école pour l'avenir du quartier de la Villeneuve. Voici les extraits :

[...]
Il y a un tissu associatif extrêmement riche, des équipes de l’Education nationale très motivées et sur lesquelles je veux m’appuyer pour bâtir des projets autour des écoles parce que je suis persuadé que c'est un des premiers moteurs de l’habitat. Les familles peuvent transformer un quartier très rapidement, beaucoup plus sans doute que n’importe quel autre type de population. Et les familles vont habiter les lieux où il y a des écoles qui permettent une éducation ambitieuse pour leurs enfants. C’est à ça qu’on s’est attaché en début de mandat. Il faut aussi se pencher sur le problème du décrochage scolaire de manière plus précoce, en s’intéressant au créneau des 12-16 ans : il faut qu’on arrive à mettre tous les acteurs autour de la table pour voir comment on peut faire pour que les jeunes trouvent leur place au sein du système éducatif à cet âge-là.
A l'origine, l’éducation était d’ailleurs un des moteurs du projet de la Villeneuve ?
Oui mais ce projet a été délaissé en cours de route. On a abandonné certaines forces du quartier en pensant que la force était dans l’architecture. Après, on s’est retrouvé avec des phénomènes massifs d’évitement scolaire. Avec évidemment des conséquences sur l’habitat.

plus loin :

Vous avez dit que vous vouliez réintroduire la police de proximité dans certains quartiers, ce sera le cas à la Villeneuve, où beaucoup soulignent l’absence, depuis plusieurs années, d’un commissariat ?
C’est en discussion, oui ! Mais il me semble que ces derniers mois, ça va quand même mieux à la Villeneuve. Ce qui me paraît important, c’est la question de l’appropriation de l’espace public : plus on y fait des projets collectifs, plus on y reste naturellement le soir après le boulot ou après l’école, et moins il y a de problèmes. Il y a déjà des expériences de médiateurs de nuit. Je pense qu’il faut aussi faire revenir des éducateurs sociaux et des éducateurs spécialisés. Et puis cette question du décrochage des 12-16 ans me semble fondamentale. Que l’école retravaille en lien avec les parents, pour que la famille soit une dynamique de stabilité dans le quartier.

Commentaires :
- On lui parle commissariat, il répond école. Ce type réjouira tous les cœurs où loge Victor Hugo.
- "Que l’école retravaille en lien avec les parents, pour que la famille soit une dynamique de stabilité dans le quartier", là, il faudra qu'il nous explique concrètement ce qu'il attend. Vu de loin , cela fait au mieux blabla, au pire dégradation de l'enseignement dans des tâches d'animation.
- le décrochage des 12-16 ans, ce n'est pas à l'école qu'il a lieu, mais au collège. Même si effectivement, une large partie de l'échec scolaire se joue en maternelle et en primaire.
- "Les familles peuvent transformer un quartier très rapidement, beaucoup plus sans doute que n’importe quel autre type de population" : c'est quoi, les autres types de population ? Il y a beaucoup de quartiers de Grenoble peuplés d'une population sans famille ? Ou bien "les familles" désignent-elles un ensemble dont toutes les familles de France ne font pas partie ?
- en effet, juste après : "Et les familles vont habiter les lieux où il y a des écoles qui permettent une éducation ambitieuse", comment faut-il comprendre cette phrase ? Promet-il pour La Villeneuve une gentrification qui repousserait vers Echirolles les familles qui ne sont pas "les familles" ?

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