Twitter à l'école

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31 Déc 2014 10:39 - 01 Jan 2015 10:14 #12789 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
A toute fin utile rappelons que Michel Guillou, qui dicte si bien leur conduite aux professeurs... n'est pas professeur.

Par dessus tout, vous souhaitez qu’on respecte enfin votre sacro-sainte liberté pédagogique...

Les pédagogistes comme Michel Guillou détestent le concept même de "liberté pédagogique", il est toujours important de le souligner.

Pire, il y a un risque non négligeable que vous croisiez un de vos élèves ! Habituellement, vous mettez tout en œuvre pour éviter d’avoir un rapport quelconque avec ces trublions bruyants, au-delà des cours, bien sûr.

Ce qui est bien avec Michel Guillou, c'est que ce genre de choses ne risque pas de lui arriver, vu qu'il n'a pas d'élèves ! :santa:

Croyez-moi, non, vous n’avez strictement rien à dire à tous ces médiocres ni même rien à retirer de leurs babillages fielleux. Vous avez fort justement votre dignité et ne souhaitez pas condescendre à participer à cette cacophonie étriquée d’où la pensée ne sort pas grandie.

Si Twitter est un endroit pour "penser", c'est effectivement inquiétant. :santa:

Savez-vous que des maîtres irresponsables y font travailler leurs élèves ? On se demande par quel miracle cette noble institution qu’est l’Éducation nationale peut autoriser ces pratiques honteuses et particulièrement mesquines. Il serait temps de mettre bon ordre à tout ça et de mettre les jeunes à l’abri de ces bauges virtuelles.

Tiens, Michel Guillou ne prend même pas la peine de réfuter les arguments de ceux qui critiquent cette pratique. Il est vrai que cela demanderait d'argumenter.

Twitter, vous a-t-on dit, c’est un lieu idéal pour la vie sociale et la relation à l’autre.

Ah... :shock:

Vous détestez plus que tout que les avis se valent et que n’importe qui parlant haut et fort puisse vous asséner ses convictions, qui plus est si elles sont politiques et donc nauséeuses.

Comprendre que ne pas se connecter à Twitter, c'est refuser l'engagement politique... :rirej

Fuyez donc ce réseau social qui s’assoupit à la remorque de curateurs — encore un mot branché qui devrait vous irriter — auto-proclamés et suffisants qui exercent une forme néo-moderne de censure de l’information.

De fait on ne trouve que rarement des références contradictoires sur les sites pédagogistes comme ""EducaVox" et bien d'autres... Sur LVM, on les trouve, avec le lien valide qui plus est. La preuve avec cet article, d'ailleurs.

Mais ce qui devrait vous rebuter davantage, c’est que la norme, sur les réseaux sociaux et sur Twitter en particulier, c’est celle de l’échange et du partage. Que veulent tous ces gens à partager les informations qu’ils détiennent ? Qui sont-ils ? Quels sont leurs réseaux ?

Ils veulent "partager"... mais en ignorant ou en bloquant ceux qui leur portent la contradiction ! Un "partage" très endogène, finalement. :devil:
Sans oublier ceux qui, en lieu d'argumentation, insinuent, invectivent ("le pourrisseur"), ou mettent en cause votre professionnalisme.
En vérité les réseaux sociaux sont moins un lieu de rencontre qu'un lieu de recherche du même, de l'identique.

Le pire vient quand on vous demande de collaborer à des projets collectifs voire collectivistes ! S’il y en a un qu’il convient de fuir à toutes jambes, c’est bien le TwittMooc qui se donne pour mission d’accueillir les nouveaux participants.

Quand on voit qu'une collègue déchargée de service trouve le temps de créer et d'alimenter un "twittmooc" pour expliquer le fonctionnement (simplissime) d'un réseau commersocial, on peut effectivement se poser des questions.

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14 Jan 2015 09:12 - 14 Jan 2015 09:13 #12880 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

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14 Jan 2015 09:15 - 18 Jan 2015 13:45 #12881 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Je reproduis l'échange de commentaires, en soulignant en gras :

Loys dit: Et si l’on trouve que les élèves s’y lancent bien assez ? L’apport d’Internet n’est ici jugé que sous son aspect positif : l’implication supposée des élèves et la facilitation de leur travail. Mais cette facilitation n’est-elle pas problématique, précisément, s’agissant des échanges de devoirs sur les réseaux sociaux, des sites de corrigés ou de résumés de lectures et de tout ce qui permet de ne pas faire son travail d’élève. Quant à l’implication des élèves, elle ne change pas, sur Internet ou ailleurs dès lors que les professeurs font part des mêmes exigences.
Ajoutons qu’Internet ne se résume malheureusement pas seulement à des « médias » (eux-mêmes de qualité très diverse, dont les élèves ne sont pas capables de juger) et qu’on y trouve bien des choses plus divertissantes, voire problématiques. Et que les enfants sont déjà de manière précoce surexposés aux écrans…

Alexandre Acou dit: Je suis l’enseignant interviewé dans cet article et me permets de répondre à votre commentaire.
L’apport d’Internet est ici jugé en effet positivement après avoir intégré, depuis 10 ans, son usage raisonné au travail de classe comme expliqué dans l’article. Il ne s’agit pas pour moi de partir d’un postulat positif sur le Web. Je reconnais, par contre, un a priori négatif de votre part en citant des exemples qui ne permettraient pas de « faire son travail d’élève », exemples tels que des échanges, des recherches, des lectures de résumés… qui, en changeant de point de vue, peuvent (et doivent) apparaître comme du travail d’élèves également, tant les compétences qui sont derrière sont importantes : communication, choix, esprit critique… Cela change certainement notre regard sur la manière de « travailler » et même d’apprendre, davantage dans l’échange, la rapidité d’accès au savoir et le multi-plateformes (livres, sites, vidéos, jeux…). Cela mériterait d’être développé… c’est la cas dans le livre.
Sur l’implication des élèves, vous avez raison, « l’exigence » des professeurs domine mais ce n’est pas une raison pour se passer d’outils modernes qui peuvent et doivent aussi induire des exigences fortes (règles d’usage d’un ENT, d’un compte Twitter de classe…). Ce qui est moderne peut (aussi) être intelligent et efficace…
Quant à l’éducation plus stricte aux médias, notre propos n’est pas de laisser naviguer les élèves de primaire sur n’importe quel site d’infos, mais plutôt de les rendre acteurs d’une certaine médiatisation de la vie de classe afin de leur transmettre, en actes, les règles de communication, la liberté d’expression et finalement un usage de la citoyenneté, si chers en ce moment.
Enfin, sur la « surexposition aux écrans », nous en sommes loin en classe avec les taux d’équipements tels que décrits dans le livre ! Les écrans sont en fait utilisés, par quelques élèves par jour, après un travail d’écriture individuel sur brouillon ou de prise de photo, par exemple ou encore pour diffusion à la classe de vidéos sélectionnées avec questionnaire à remplir, d’abord en classe 15 minutes puis à finir à la maison. L’attitude, plus active, face à l’écran à la maison peut en est modifiée.
Ce qui doit être « précoce », c’est cette éducation que je ne vois pas se faire sans une pratique réelle d’Internet en classe, évidemment à guider auprès des enseignants, d’où ce livre…

Loys dit: Vous me permettrez d’être sidéré par le numérisme qui est le vôtre : un élève qui copie le travail d’un autre par le biais des réseaux sociaux, qui lit un résumé plutôt que de lire une œuvre, qui recopie un corrigé plutôt que de réfléchir par lui-même, ce serait donc du « travail d’élève également » ? Ce n’est pas le « regard qui change » sur la manière de travailler (où l’on voit que l’outil est censé transformer les objectifs mêmes de l’école), c’est un véritable renoncement à travailler dont il y a toutes les raisons de s’inquiéter. Le copier-coller ne développe pas « l’esprit critique », bien au contraire. Et il ne s’agit malheureusement pas « d’a priori »…
Bien sûr que ce qui est moderne peut être intelligent et efficace : encore faut-il ne pas céder à la sidération numérique. L’utilisation de Twitter en primaire, par exemple, ne me semble devoir obéir à aucune nécessité pédagogique. D’abord parce qu’il s’agit d’un réseau commercial utilisé en majorité par des adolescents et des adultes et que le faire découvrir à des élèves si jeunes n’est pas la meilleure façon de mettre à distance du marketing numérique : Internet offre de nombreuses autres façons de communiquer, à la fois libres, modérées et adaptées à des enfants. D’autre part parce que l’usage que vous en faites en classe est factice et ne correspond en rien à la réalité des usages de Twitter, où les comptes sont individuels, anonymes et ne respectent aucune charte : ce réseau se caractérise en réalité par une absence de modération (les #tendances homophobes ou racistes en témoignent), qui devrait interdire de l’utiliser avec des enfants : Facebook, un réseau social pourtant plus modéré, est en principe interdit avant treize ans. Twitter, hébergé aux Etats-Unis, n’est même pas tenu de respecter les lois françaises ! Ajoutons évidemment la médiocrité de la communication que permet Twitter : pour toutes ces raisons, difficile de voir dans ce réseau un bon « outil » pédagogique.
Plutôt que de « rendre acteurs » les élèves de manière artificielle, nous ferions mieux de les préparer par une solide éducation (maîtrise de la langue, rigueur logique, repères culturels) leur permettant d’apprécier de façon autonome tout ce que l’on trouve sur le web.
La surexposition aux écrans ne renvoie évidemment pas à la seule école : le temps moyen d’exposition des 8-18 ans aux Etats-Unis en 2012 était de 7h30 en moyenne par jour et cette exposition est de plus en plus précoce. Dans ce déferlement, l’école apparaît comme un havre qu’il est important de préserver, non qu’il faille déconnecter totalement l’école, mais tenir les écrans pour très secondaires dans la mission qui est la nôtre et avoir conscience – en toute lucidité – de tout ce qui, dans les écrans, fait précisément écran à cette mission, à l’école comme à la maison.
Les enfants rencontreront toujours les écrans bien assez tôt.

Autre réponse :

Loys dit: J’ajouterais une remarque : Twitter présente cette dimension très particulière d’une communication qui, sous l’apparence de s’adresser au monde entier, n’est adressée à personne. Ce réseau asymétrique entretient à merveille ce que l’on peut appeler l’illusion narcissique, qui consiste à faire croire que ce qu’on écrit, parce qu’il peut potentiellement être lu par le monde entier, est digne d’être lu par le monde entier. C’est au contraire la valeur de ce que nous écrivons qui mérite un éventuel intérêt et pas le fait que nous écrivions : la communication scolaire entre deux classes est en vérité aussi factice que n’importe quel exercice scolaire. Pire : elle ne « donne du sens » à l’écrit que dans le rapport à l’extérieur de la classe, comme si écrire pour les autres élèves de la classe ou pour le professeur n’en avait pas. Plutôt que d’encourager les élèves à l’exposition d’eux-mêmes, il serait plus avisé de leur apprendre aux élèves en quoi cette exposition est problématique.

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14 Jan 2015 16:25 #12884 par Desbois
Réponse de Desbois sur le sujet Twitter à l'école

Loys dit: Selon le ministère de l’Education nationale, 97% des enseignants français sont conscients de la valeur ajoutée des outils numériques dans l’enseignement, mais seuls 5% d’entre eux les utilisent tous les jours.

Mais enfin d'où sortent ces chiffres !
C'est vraiment n'importe quoi. Je connais plutôt 97% de collègues qui se battent tous les jours contre les outils numériques et 5% qui sont conscients de la valeur ajoutée des outils numériques dans l’enseignement.
Marre des statistiques fabriquées... :fur

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14 Jan 2015 18:33 - 14 Jan 2015 18:43 #12885 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
A ce sujet voir ce sondage et ce contre-sondage (artisanal) : www.laviemoderne.net/forum/pilotage-ecol...ecole-numerique#2446

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08 Fév 2015 20:48 #13147 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Sur "Education & tech" du 6/05/15 : "13 Creative Ways To Use Twitter In The Classroom" (en anglais).


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10 Fév 2015 17:31 #13174 par JCP
Réponse de JCP sur le sujet Twitter à l'école

Desbois dit:

Loys dit: Selon le ministère de l’Education nationale, 97% des enseignants français sont conscients de la valeur ajoutée des outils numériques dans l’enseignement, mais seuls 5% d’entre eux les utilisent tous les jours.

Mais enfin d'où sortent ces chiffres !
C'est vraiment n'importe quoi. Je connais plutôt 97% de collègues qui se battent tous les jours contre les outils numériques et 5% qui sont conscients de la valeur ajoutée des outils numériques dans l’enseignement.
Marre des statistiques fabriquées... :fur

Enquête SOFRES 2014 : 29% des enseignants utilisent un manuel numérique.
Ah bon, où ça ? Je n'en connais aucun !
Méthodologie de l'enquête : 15283 questionnaires remplis on-line.
Sur 839700 profs (chiffres 2013-2014 sur education.gouv.fr), l'échantillonnage est léger pour tirer des conclusions générales...
Qui a répondu à ce questionnaire envoyé à tous ?
Il est probable que ce sont surtout les collègues intéressés par le numérique, donc pas les autres.
Conclusion : le chiffre de 29% relève davantage de la sophistique que de la vérité.
Bref, c'est de la fumisterie caractérisée, du "foutage de gueule"!
:spider:
Brassens chantait : "99 fois sur 100, les femmes s'emmerdent en baisant'.
Ce chiffre a-t-il autant ou moins de valeur que ceux du MEN ?
Un avis sur la question ?
:devil:

Mehr Licht !

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15 Fév 2015 10:09 #13209 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Dans le "Café" du 11/02/15 : ""Défilire" en maternelle avec Twitter".


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22 Fév 2015 10:36 - 08 Nov 2015 09:42 #13266 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

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26 Mar 2015 20:45 #13688 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Une vidéo explicative sur le "twictée" :

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28 Mar 2015 10:05 - 28 Mar 2015 10:05 #13700 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

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28 Mar 2015 10:37 - 28 Mar 2015 14:04 #13701 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Il est à noter avec amusement qu'il s'agit de réinvestir ici une pratique pédagogique longtemps honnie : la dictée. Mais une dictée bien éloignée de ce qu'on pouvait en attendre.

Twictée : l'enseignement de l'orthographe décuplé par Twitter

Décupler = multiplier par dix. :santa:

Les twictées, dictées en 140 caractères...

C'est du décuplé en effet ! :P

...permettent à l'élève de s'améliorer en orthographe à travers des processus complexes...

Vivement qu'on en observe les effets !

...mais dans un cadre sécurisant et ludique.

C'est vrai que Twitter, c'est tout à fait sécurisant. :doc:

Pour les professeurs, c'est aussi un "réseau collaboratif d'apprentissage".

Mais ça n'a rien à voir...

Les “twictées”, ces dictées collaboratives, interactives et en 140 caractères, sont nées en 2013, suite à la réflexion de deux enseignants, Régis Forgione, professeur des écoles à Freyming-Merlebach (Moselle), et Fabien Hobart, accompagnant pédagogique et chargé de mission pour la délégation académique au numérique (DAN) de Créteil.

Une "réflexion" ou un effet de mode ?

Les créateurs des twictées gèrent ensemble le compte “Twictée Officiel”, le compte Twitter référent, au centre du dispositif. Ils structurent les groupes, organisent les séances. L’idée de ce dispositif est née après la lecture, par Fabien Hobart, d’un ouvrage baptisé “Comment enseigner l’orthographe aujourd’hui”. Les auteurs, deux chercheuses en sciences du langage, y édictent 5 grands principes pédagogiques.

La paradoxe, c'est que, selon les "Cahiers pédagogiques" commentant cet ouvrage : "Rien ne sert cependant de pleurer un prétendu âge d’or ni de demander un retour aux méthodes d’autrefois. La durée que l’on peut consacrer aujourd’hui à l’enseignement de l’orthographe n’est plus la même et il s’agit avant tout de rationaliser cet enseignement." Or les twictées sont chronophages...
www.cahiers-pedagogiques.com/Comment-ens...hographe-aujourd-hui

La simplexité : rendre simples des processus complexes
“Premier principe : il faut différencier la connaissance d’une règle orthographique de sa mise en oeuvre. Typiquement, les élèves connaissent les règles, mais quand ils passent en production d’écrits ou en dictée, ils ne les opérationnalisent pas”, explique Fabien Hobart.

Il ne s'agit pas de "différencier" mais au contraire de relier...
Effectivement, il fallait y songer ! :cheers:

Le deuxième principe consiste à “distinguer les savoirs reposant sur la mémorisation (l’orthographe lexicale) et les savoirs reposant sur l’analyse (l’orthographe grammaticale). Le troisième principe est la mise en place d’une “progression véritable”. Ainsi, “il faut penser une progression, et être soucieux de l’évolution de la complexité des événements que l’on apporte, pour ne pas faire paniquer les élèves”, indique Fabien Hobart.

Des principes décidément révolutionnaires !

“On essaie de rassurer les élèves, de les sécuriser, dans un apprentissage qu’ils savent complexe. L’orthographe, c’est compliqué, mais on y va doucement. On travaille sur leur sentiment d’efficacité personnelle”, remarque le conseiller pédagogique.
Les deux derniers principes sont “la pratique d’une évaluation positive” et l’emploi d’activités qui “engagent intellectuellement” les élèves. C’est, note Fabien Hobart, “ce que les sociologues appellent la ‘simplexité‘ : rendre simples, compréhensibles les choses complexes.”

Le rapport avec un média supplémentaire (ordinateur, Internet, réseau social) n'est pour l'instant pas évident.

Utilisant à l’époque Twitter avec sa classe, au sein d’une “Twittclasse”, l’enseignant imagine alors des dictées en 140 caractères. “Ce format, rassurant pour l’élève...

Ah oui, effectivement, c'est de la "simplexité"... Mais il n'y avait pas besoin de Twitter pour inventer la dictée en une phrase courte.

...permet de lui faire produire de petites leçons d’orthographe (les “twoutils”), qui lui permettent de structurer sa pensée”, remarque-t-il.

Et comment les élèves consultent-ils ces "twoutils" ?

Les twoutils « développent la vigilance orthographique »

Mais pas les leçons d'orthographe traditionnelles. :doc:

Fin 2013, Régis Forgione rejoint Fabien Hobart. “Ce qui se passe sur Twitter est totalement en adéquation avec ces 5 grands principes : le côté rassurant de la dictée en 140 caractères, mais aussi le côté contraignant de la production de twoutils, qui favorise le focus cognitif des élèves sur une erreur d’orthographe !”, lâche le professeur mosellan.

Réduire une dictée à 140 caractères et, dans une logique constructiviste, "produire" de règles n'exige absolument pas d'utiliser un écran.

A long terme, la création de twoutils “est un dispositif ritualisé, qui permet de développer la vigilance orthographique, et d’accélérer l’apprentissage de l’orthographe”, affirme Régis Forgione.

Affirmation non étayée.
Rien, d'un point de vue pratique, sur le temps consacré en classe àr des dictées aussi courtes.

Le format en 140 caractères “permet en outre de dédramatiser.

En 50 caractères ce serait encore moins "dramatique".

Pour l’élève, travailler sur une phrase, ou deux, est plus rassurant que de se retrouver face à un texte d’une quinzaine de lignes.

Donc pour réussir à écrire, il faut renoncer à écrire un texte

Le fait de corriger les erreurs, identiques aux siennes, d’élèves se trouvant ailleurs en France ou dans le monde lui permet aussi de gagner en confiance en lui”, ajoute-t-il.

Le lien logique avec la distance n'apparaît absolument pas. :shock:
Il est effectivement plus rassurant de corriger les fautes d'autrui (ou de penser le pouvoir) que de s'exposer à écrire soi-même.
A ce sujet, les écrits proposés pour correction sont-ils personnels ? Si c'est le cas, la confiance peut difficilement être gagnée à s'exposer ainsi sur un réseau. Et si ce n'est pas le cas, la confiance n'est pas celle d'un travail personnel...

En plus de “motiver les élèves”, la correction des twictées d’autres classes “créent chez eux un fort sentiment de compétences. Ils ont ensuite moins peur de l’orthographe et de l’erreur”, indique Régis Forgione.

On a effectivement moins peur de l'erreur quand on corrige que quand on est corrigé...

Dans sa classe, l’enseignant “évalue les twictées de façon positive” : il a troqué les notes contre des pourcentages de réussite.

Comme d'habitude, nouvelles technologies, nouvelles pédagogies (pédagogies actives, coopération, socio-constructivisme, évaluation bienveillante etc.).
A quoi correspond 0% de réussite ? Ce pourcentage est-il "bienveillant" ?
A noter que, si l'échelle d'évaluation est étendue, ce qui est évalué est réduit. Un pourcent correspond presque à un caractère... :mrgreen:

“Je ne note pas que les erreurs, mais aussi le fait d’avoir créé un bon twoutil.

Cette création est-elle personnelle ou collective ?
On voit que créer un bon outil compense le fait de ne pas savoir l'utiliser : c'est à peu près l'inverse du premier principe énoncé plus haut.

La note en pourcentage de réussite permet de créer une courbe, qui montre à l’élève sa progression, entre le début et la fin de la twictée”, ajoute-t-il.

:scratch:

Pour Fabien Hobart, “la twictée va dans le sens de la simplexité : ce que nous demandons aux élèves est au fond très complexe – chercher l’information, identifier une erreur, la catégoriser, la restituer -, tout en étant simple d’apparence, ludique, convivial”.

J'aimerais bien savoir en quoi une dictée sur un réseau social est plus "ludique". :shock:

Travail d’équipe et réseau de “twictonautes”
Mais les twictées ne sont pas bénéfiques que pour les élèves : pour les enseignants eux-mêmes, c’est l’occasion d’échanger des idées. Plus de 70 twittclasses francophones, pour 80 enseignants, participent actuellement aux twictées, et l’idée de Régis Forgione et Fabien Hobart est d’étendre le dispositif au monde anglo-saxon – sous le terme “twictation”.

Quelle ambition !

Les twictées sont aussi un réseau, une communauté de 80 “twictonautes”, qui préparent ensemble chaque session sur leur temps libre, en ligne, “dans le moindre détail – jusqu’à obtenir la bonne phrase, les bons 140 caractères”, indique Fabien Hobart.

Un travail de fond, effectivement.

Selon l’accompagnant pédagogique, le dispositif des twictées a permis de bâtir un “réseau d’apprentissage collaboratif”, où “la connaissance se construit entre pairs”, de façon “décomplexée”.

On voit ici que l'apprentissage (moderne) des enseignants est mis sur le même plan que l'apprentissage des élèves.

Chacun participe, apporte ses idées. “Nous nous donnons des coups de main entre professionnels, et nous sommes très loin des formations traditionnelles et des circuits institutionnels !”, lance Fabien Hobart.

Oh pas si loin...
cardie.ac-creteil.fr/spip.php?article9
www.cndp.fr/crdp-nancy-metz/fileadmin/St...3-11-CP_ForumNum.pdf
eduscol.education.fr/experitheque/fiches/fiche11228.pdf
Etc.
A écouter également : www.laviemoderne.net/forum/ecrans/851-br...-byod?start=20#12241

L’enseignant remarque : “la twictée devient à force la forme de twittclasse la plus aboutie, et les idées pédagogiques autour continuent de fleurir”.

La pédagogie ne sort pas forcément grandie de son entrée sur un écran.
On cherche toujours la preuve d'un enseignement "décuplé" (sic)...

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28 Mar 2015 13:57 #13704 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
A lire sur le blog de Catherine Huby une analyse plus construite et finalement plus bienveillante. Il faut dire qu'en orthographe, on part parfois de loin : doublecasquette3.eklablog.com/des-nouvel...a-twictee-a115189558

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28 Mar 2015 18:25 #13715 par Doublecasquette
Réponse de Doublecasquette sur le sujet Twitter à l'école
Les grands esprits se rencontrent ! Pour l'enseignement décuplé, c'est très simple, voyons... Grâce à l'effet années 90 (plus d'orthographe, c'est bourgeois et rétrograde) suivi de l'effet 2000 (évaluez, évaluez, il en restera toujours quelque chose), auquel nous pouvons ajouter une toute petite touche d'effet 2008 (apprenez par cœur, il en restera forcément quelque chose), nous en étions rendus au degré zéro de l'enseignement efficace de l'orthographe.
Il est facile de décupler l'effet d'un zéro, non ?

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25 Avr 2015 20:40 - 25 Avr 2015 20:41 #13874 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

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07 Mai 2015 20:30 - 07 Mai 2015 20:33 #13900 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Et pourquoi pas Twitter en maternelle ?
Source : twitter.com/maternailes

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07 Mai 2015 21:14 #13903 par Doublecasquette
Réponse de Doublecasquette sur le sujet Twitter à l'école
Est-ce que Twitter, ça lave aussi la vaisselle et ça plie le linge ? Parce que c'est fou ce qu'on peut faire avec un simple réseau social... A se demander pourquoi on garde un truc aussi obsolète que l'école alors qu'on a des outils aussi polyvalents !

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07 Jui 2015 23:38 - 07 Jui 2015 23:40 #14092 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Par Thierry Karsenti, M.A., M.Ed., Ph.D. Titulaire de la Chair e de recherche du Canada sur les technologies en éducation, Université de Montréal : "10 usages éducatifs de Twitter"


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17 Aoû 2015 00:03 - 17 Aoû 2015 00:07 #14434 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

Stéphanie de Vanssay dit: Bien sûr que non, ce n'est pas interdit c'est même valorisé sur Eduscol. Le souci c'est que par peur certains disent NON. Il faut donc rédiger un projet et ruser en le soumettant à quelqu'un qui le soutiendra : CARDIE, conseiller pédagogique, bref à quelqu'un d'ouvert qui t'aidera à le finaliser et à l'imposer aux réticents.

*FIP = Formateur en informatique pédagogique
www.ac-paris.fr/portail/jcms/p1_319162/v...rs-pour-le-1er-degre

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22 Aoû 2015 16:25 - 09 Aoû 2016 22:19 #14453 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

Article non daté (2015 ?)
ce1cadm.blogspot.fr/2015/08/10-raisons-d...tter-dans-notre.html
www.2vanssay.fr/twittmooc/?p=3336

La lecture de l'argumentaire laisse perplexe : aucun de ses intérêts supposés n'est en effet spécifique à Twitter. Les inconvénients de Twitter ne sont présentés nulle part.

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02 Sep 2015 16:28 - 02 Sep 2015 16:28 #14545 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Aujourd'hui le hashtag : #JeVeuxResterFrançaisEnFrance

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24 Sep 2015 20:59 #14762 par Loys

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24 Sep 2015 21:05 - 27 Sep 2015 13:51 #14763 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Drôle de façon de pratiquer la conversation : pas d'oral et pas de temps réel.
Une utilisation de Twitter encore plus factice puisqu'il s'agit d'un échange avec un compte classe... en MP. :shock:
Et la conversation en anglais avec une personne non anglaise (mais qui parle anglais) vivant en Roumanie : vive la non-artificialité d'une part, la diversité des langues européennes d'autre part !

“Is dracula does really exist ?”

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11 Oct 2015 15:30 - 11 Oct 2015 15:40 #14879 par Loys

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22 Oct 2015 18:09 #15007 par Loys

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02 Nov 2015 00:21 - 02 Nov 2015 00:22 #15105 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Il n'y a pas d'âge pour tweeter !
Michel Guillou sur "EducaVox" du 02/11/15 : "Apprendre à publier à 10 ans, n’est-ce pas trop tôt ?"
A noter la contradiction dans le discours même de M. Guillou...

N’en déplaise aux réactionnaires frileux de tous âges et de toutes engeances, voir ci-dessus, l’école n’a pas le choix.
Elle ne pourra plus longtemps faire comme si elle ne savait pas que, déjà, des jeunes publient des centaines de textos et de messages chaque jour, mettent en ligne et partagent des photos, des images, des vidéos, des sons et de la musique, des textes plus ou moins élaborés, dans des espaces plus ou moins publics.
Et qu’il s’agit très souvent de productions originales, personnelles ou collectives, de grande qualité.
Bien sûr qu’on peut ! On doit essayer. Si un enfant en a envie, ouvrir un blogue, écrire ses premiers articles, publier ses premières photos, prendre un compte sur Twitter ou un autre réseau social, observer longuement ce qui s’y passe, nouer des premiers contacts et s’essayer à commenter l’actualité ou donner son avis sous le regard d’abord complice puis bienveillant de ses parents, sont toutes des activités hautement enrichissantes et éducatives. Confronter ses créations, ses productions, ses écrits, si pauvres ou hésitants encore soient-ils, au regard des autres, où qu’ils soient, n’expose qu’au seul risque de la critique, du grand luxe en quelque sorte, que cette critique soit négative ou qu’elle soit positive.
Apprendre à publier, c’est apprendre à écrire, à rédiger, à argumenter, à composer, à débattre. C’est aussi apprendre à choisir ses angles et ses gammes, à construire, à se construire, à exercer son libre arbitre, à penser par soi-même… à se nourrir de la lecture de l’autre.
Et l’âge n’a que peu d’importance si la publication, où et quelle qu’elle soit, est faite sous l’œil bienveillant, je le répète, des parents et sous leur responsabilité. Il va de soi, par exemple, je le sais bien, que la plupart des réseaux sociaux exigent bien souvent de ceux qui s’en servent un âge minimum et que, dans ces cas-là, la connivence et l’accord des parents doivent être complets.

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02 Nov 2015 01:03 - 02 Nov 2015 07:38 #15107 par JCP
Réponse de JCP sur le sujet Twitter à l'école
Michel Guillou, comme à son habitude, prône l'extase numérique... Nihil novi sub sole !

Mehr Licht !

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08 Nov 2015 09:37 #15173 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école
Un site dédié à la "twictée" : www.twictee.org/

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08 Nov 2015 10:08 #15174 par Doublecasquette
Réponse de Doublecasquette sur le sujet Twitter à l'école
Ah, très intéressant ! Merci ! Je mets le lien de côté pour une lecture attentive des articles proposés.

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08 Nov 2015 10:15 - 08 Nov 2015 10:16 #15176 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Twitter à l'école

Mais qu’est-ce qu’une Twictée, au juste ? “Pendant une quinzaine de jours, une classe réalise une dictée en ligne, et corrige celle d’une autre classe, sur Twitter, en 140 caractères, le format du réseau social”

Je ne vois pas du tout ce que tu trouves de chronophage dans cette activité !

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