"Logiciels éducatifs: la course à la mesure de la performance" (L'Atelier)

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18 Juil 2013 16:02 - 18 Juil 2013 16:24 #6865 par Loys
A lire sur le site "L'Atelier" de BNP Paribas ("disruptive innovation") : "Logiciels éducatifs: la course à la mesure de la performance" (25/06/13)


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18 Juil 2013 23:38 - 18 Juil 2013 23:41 #6868 par Loys
Quelques commentaires

Ces nouveaux outils d’apprentissage exigent une modification des contenus...

Voilà qui a le mérite de la clarté : l'outil prime sur le but à atteindre. Curieux "outil", non ?

...mais appellent également de nouvelles méthodes de contrôle de la performance des éléves, afin de mieux intégrer la mesure de la performance dans ces nouvelles méthodes d’enseignement.

Eh oui car les anciennes méthodes ne sont pas particulièrement favorables aux nouvelles technologies. :twisted:

Un grand nombre de technologies éducatives...

L'enseignement serait donc devenu, sans qu'on y prît garde, une "technologie" ?

...se concentrent en effet sur le développement de nouveaux modes d’évaluation des élèves, pendant le cours et donc en temps réel, afin d’aider les enseignants à mieux repérer les élèves en difficulté, ou à adapter leur cours en fonction de la rapidité de compréhension de la classe.

Chose qu'un professeur ne peut pas faire sans l'aide de la technologie. :doc:

Le récent partenariat entre Knewton, qui conçoit des outils éducatifs interactifs permettant notamment d’évaluer les élèves en temps réel et Houghton Mifflin Harcourt (HMH), une entreprise qui propose du contenu d’apprentissage, illustre tout à fait cette dernière tendance.

Une "dernière tendance" très commerciale, donc.

De nombreux modèles pour différentes approches
De plus en plus de logiciels éducatifs se penchent ainsi sur la redéfinition de l’évaluation des élèves, avec des priorités différentes. Knewton a développé une technologie de “adaptive learning” qui analyse la performance d’un élève sous toutes ses coutures: les connaissances de l’enfant sur un sujet, la solidité de ces connaissances, et les méthodes grâce auxquelles l’enfant apprend le mieux. Par exemple, un enfant comprend peut-être mieux les concepts mathématiques lorsqu’il apprend avec des vidéos.

Projeter des vidéos à un élève, c'est personnaliser son apprentissage ! :doc:

Ce type d’outils peut d’ailleurs tout aussi bien être utilisé dans le cadre de l’éducation primaire, du lycée ou même pour un usage professionnel. En concluant récemment un partenariat avec Houghton Mifflin Harcourt, Knewton étend son offre à des millions de jeunes américain.

Il s'agit donc plus de marchés que de service public. :devil:

Un département de NewsCorp a récemment mis au point une tablette éducative, Amplify, ainsi que son logiciel pour étudiants et enseignants. Le logiciel propose aux professeurs d’évaluer les élèves régulièrement pendant le cours, grâce à de petits quizzs à la fin de chaque leçon, dont les résultats sont aussi communiqués en temps réel au professeur.

Donc, si on comprend bien, les quizzs sont livrés avec le cours aux enseignants. Quel progrès ! D'autant que la plupart des évaluations des enseignants ont la forme de quizzs... :santa:
Des exemples, des exemples !

Enfin, une start-up comme Learning Catalytics évalue la performance des élèves afin de proposer à l’enseignant des groupes de travail équilibrés.

Cette volonté de tayloriser l'enseignement ne laisse pas d'étonner. Comme si un élève se résumait à sa "performance".
Sur ce point les nouvelles technologies s'éloignent bien des nouvelles pédagogies, tout comme sur la personnalisation de l'enseignement (et ce malgré les proclamations à ce sujet).

Mesurer la performance des élèves en temps réel

:mrgreen:

Ces nouvelles méthodes de contrôle de la performance des élèves ont pour objectif d’améliorer leur performance structurellement. Les modes de contrôle traditionnels en classe sont basés sur des épreuves ponctuelles, au format assez restrictif, comme la dictée ou la classique interrogation surprise, dont la correction se fait directement en classe ou après le cours.

C'est vrai qu'un quizz est beaucoup moins "restrictif". :mrgreen:
Grâce aux nouvelles technologies, l’évaluation n’est plus "ponctuelle" mais permanente et "en temps réel". :shock:

Les modèles de contrôle récemment développés axent leurs objectifs sur une évaluation plus immédiate, pour permettre à l’enseignant d’adapter sa leçon en temps réel, et de mieux aider chaque élève pendant le cours.

Car grâce au numérique l'enseignant est démultiplié en autant d'enseignants que d'élèves pour aider "chaque élève". :doc:

Les évaluations sont par ailleurs souvent conçues sous des formats plus variés et interactifs, adaptés aux nouveaux outils qui pénètrent la salle de classe, et qui peuvent donner une idée plus complète du niveau de l’élève, de ses points forts de de ses points faibles.
Avec des quizzs, "des formats plus variés", c'est effectivement une idée "plus complète" de son niveau. Et il est vrai qu'un devoir de rédaction n'a rien d'"interactif" : il n'y a rien à cliquer ! :doc:

Dans certains cas, les résultats précis sont récoltés et envoyés en temps réel à l’élève, qui peut ainsi rectifier le tir et ne pas laisser de mécompréhension persister.

L'échec est ainsi condamné à disparaître rapidement grâce à la machine : réjouissons-nous ! :cheers:

L’un des grands avantages de ce type d’éducation est ainsi son efficacité.

Mesurée scientifiquement !

Alors que le gouvernement américain tente d’optimiser le fonctionnement de son modèle éducatif, des solutions comme celles-ci pourraient s’avérer efficaces en terme de coûts.

Car il est bien connu que l'équipement numérique ne présente aucun coût supplémentaire.

Des élèves mieux accompagnés...

Seuls devant leur écran...

...des classes plus équilibrées

Par composition mécanique.... C'est Brave New World !

...peuvent peut-être réduire le taux d’échec aux examens, et les dépenses globales.
Comment ça "peuvent peut-être" ? Comment ça seulement "réduire" ? Mais la belle assurance précédente devient très précautionneuse, tout d'un coup.

En attendant, l’adoption de ces logiciels reste limité, et dépend largement de l’adoption du hardware - tablettes et ordinateurs en tous genres, encore chers pour l’enseignement public.

Mais non : et ce sont des produits solides, autonomes, pérennes, ne nécessitant aucune maintenance.

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