SOS Education

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13 Avr 2014 12:25 - 13 Avr 2014 12:26 #10186 par Loys
SOS Education a été créé par Loys
Nous en avons déjà parlé ici ou là. Il est temps de consacrer un fil dédié à "SOS éducation".

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13 Avr 2014 12:26 #10187 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet SOS Education
Dans "Le Figaro" du 13/04/14 : "Huit propositions pour aider Benoit Hamon à sauver l'école" par Jean-Paul Mongin.


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13 Avr 2014 12:38 - 13 Avr 2014 14:29 #10189 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet SOS Education

Avec plus d'un million de fonctionnaires, l'Education nationale est le 3ème plus gros employeur de la planète, après l'armée chinoise et les chemins de fer indiens.

Ça commence bien : c'est totalement faux... même en suivant les chiffres fantaisistes de l'iFRAP , le jumeau de "SOS éducation"...
Daprès "The Economist" en 2011 :
Fichier attaché :

Son budget, depuis 1980, a pratiquement doublé en euros constants, de sorte que la France investit en moyenne par élève 19 % de plus que les autres pays d'Europe.

C'est faux également : d'après RSE 2011, en moyenne, les pays de l'UE21 dépensent par élève un quart de plus par élève en primaire, autant au collège, et un quart de moins au lycée.
On notera que "sauver l'école" commence, comme l'iFRAP, par fustiger les personnels supposés trop nombreux et les dépenses supposées excessives. Merci "SOS éducation" ! :santa:

Pour quels résultats? Près d'un cinquième des jeunes entrant au collège sont désormais illettrés. Près d'un tiers ne maîtrisent pas les bases des mathématiques, discipline pour laquelle nous sommes passés en quinze ans de la 10ème à la 25ème place selon le classement international PISA.

M. Mongin ne connaît visiblement pas ses dossiers : si la France a en moyenne perdu 7 points depuis 2000 (évolution non significative), les douze pays qui nous précédaient en 2000 ont baissé en moyenne de 12 points. Enfin si la France est passée de la 12e place (et non la 10e) du classement en 2000 à la 24e (et non la 25e) en 2012, c’est surtout du fait… de l’entrée d’une dizaine de nouveaux pays dans le classement.
Ajoutons que ce classement se fait à l'issue du premier cycle du secondaire, quand les dépenses de la France sont inférieures ou égales à la moyenne européennes.

L'échec scolaire est devenu endémique: chaque année, 180 000 jeunes qui sortent du système sans aucune qualification — cela nous coûte au bas mot un point de PIB.

Encore un chiffre totalement fantaisiste : ce nombre est plus proche de 120 000 et il n'a jamais été aussi bas. Ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle, compte tenu de la valeur des diplômes délivrés..

Parallèlement, le déclassement social des enseignants est une réalité (sait-on qu'un professeur du secondaire en France gagne à peine la moitié d'un de ses collègues allemands?)...

Bizarre pour une école qui coûte plus cher, non ?

...et pour la première fois de son histoire, la France connaît une véritable crise des vocations d'enseignants: à titre d'exemple, seuls 818 candidats ont été admis au Capes de mathématiques en 2013, pour 1210 postes offerts. On ne compte plus les bataillons de vacataires, jamais formés, sous-payés, qui sont envoyés faire de la garderie dans les établissements après des semaines entières sans cours.

Heureusement : les propositions des think tanks libéraux vont redonner de l'attractivité à ce beau métier.

4. Le statut des enseignants doit être repensé. La première urgence est la revalorisation de leur rémunération, qui doit rendre le métier attractif pour les meilleurs étudiants. En contrepartie on augmentera le nombre d'heures dispensées, notamment au primaire...

Solution estampillée iFRAP.
Une bien curieuse "revalorisation" en somme puisqu'il s'agit de faire travailler plus les professeurs et - généreusement - de les payer plus. Nul doute que le métier va ainsi redevenir "plus attractif" ! :santa:

La formation initiale et continue des enseignants (développement du tutorat), en lien avec la question du déroulement de leur carrière, doit faire l'objet d'une remise à plat pragmatique.

Une demande bien évasive...

6. Au niveau des établissements, le principe de subsidiarité doit présider à la gestion des ressources humaines, pour mettre fin aux classes sans enseignant, aux enseignants sans classe, et à la rotation effrénée des équipes pédagogiques en zone sensible. Le chef d'établissement doit avoir la possibilité de recruter directement, dans un premier temps ses contractuels, puis l'ensemble de son équipe, et de gérer sa masse salariale pour bénéficier d'enseignants expérimentés là où il en a le plus besoin.

Autre solution estampillée iFRAP, pour une territorialisation de l’Éducation nationale, qui évidemment néglige le fait que certains établissements auraient quelques petites difficultés à recruter.
Au passage on note que recruter des contractuels n'est pas dérangeant. On comprend mieux la "remise à plat" de la formation initiale, finalement peu nécessaire...

Cette réforme rendra possible et pertinente l'évaluation des établissements, qui permettra enfin de lire l'efficacité des politiques éducatives.

Eh oui car tout dépend des politiques éducatives. Les conditions sociologiques n'interviennent pas.

7. Comme la famille, l'école doit être un lieu de sécurité, car il n'y a pas d'éducation possible sans sécurité. Cela vaut tant du côté de l'élève que de l'enseignant. D'un côté, la lutte contre la violence, contre le harcèlement scolaire, ne peut être fondée que sur une autorité dont la bienveillance est crédible car elle dispose de véritables pouvoirs de sanction. De l'autre, l'exemplarité doit être la règle pour tous les personnels éducatifs: présence en cours, ponctualité, délai de restitution des copies corrigées, registre de langage, voire même tenue vestimentaire... participent pleinement à la mission éducative, et doivent faire l'objet d'un suivi par le chef d'établissement.

Le lien entre tenue vestimentaire des enseignants et sécurité des élèves semble assez ténu...

8. Le rôle de la famille, en soutien des apprentissages et dans la motivation de l'enfant, est déterminant pour la réussite scolaire...

Tellement que des associations comme "SOS éducation" veulent s'ingérer dans le fonctionnement des écoles.

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