Manifeste du MEDEF pour l'éducation

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07 Mai 2017 12:02 - 09 Mai 2017 14:37 #18870 par Loys
Manifeste du MEDEF pour l'éducation a été créé par Loys
Site dédié : www.eduquerformer.fr/
Manifeste "Eduquer mieux former toujours" du MEDEF (document non daté mais créé le 8/03/17).
Il y a beaucoup d'erreurs factuelles dans ce manifeste. Deux ou trois exemples :

Or le système éducatif français ne répond plus aux enjeux de l’avenir : profondément inégalitaire, générant 140 000 décrocheurs (17 % d’une classe d’âge) […]

Chiffres erronés : 96.000 sortants avec au plus le brevet en 2015 et 8,5% de sortants précoces en 2014...

La dépense nationale consacrée à la formation initiale représente 6,3 % du PIB (soit 137 milliards d’euros) pour une moyenne de 6,2 % dans les pays de l’OCDE. Pourtant, d’après la dernière enquête PISA, qui évalue internationalement les savoirs et compétences des jeunes de 15 ans, nous pointons, sur les 34 pays de l’OCDE concernés, à la 22e place pour la compréhension de l’écrit et à la 26e pour la culture scientifique.

Ces classements sont ceux des pays PISA (non OCDE compris). Dans le classement strictement OCDE (34 pays en 2015), la France se classe 18e en moyenne des trois domaines d'évaluation (avec 495 pts contre 492 pour la moyenne de l'OCDE)...

Extraits éloquents :

SITUATION
Les ruptures à l’œuvre (économiques, numériques, sociétale et environnementales) mettent « l’employabilité » des salariés au cœur des défis pour les prochaines années. Ces ruptures sont également d’incroyables opportunités qui s’ouvrent à la France et son économie: industrie 4.0, services numériques, bâtiments intelligents, énergie renouvelable, nouvelles mobilités, tourisme…
Dans cette nouvelle économie mondialisée, agile et fluctuante, les aptitudes des salariés en termes de compétences techniques et digital, savoir-faire et savoir-être, innovation et créativité sont des éléments cruciaux de compétitivité. L’accélération des bouleversements nécessite aussi une agilité plus grande de la formation.

L’AMBITION COMMUNE
En matière d’enseignement et d’éducation, notre ambition est que, dans 10 ans, 100 % des élèves soient citoyens et employables à la fin de leur scolarité et tout au long de leur vie.

En France, davantage encore que dans d’autres démocraties, l’École est investie d’une double mission, qui a été progressivement sacralisée, d’émancipation collective et individuelle, héritée de la Révolution, et qu’une tradition persistante et influente veut encore parfois aujourd’hui opposer à celles de l’entreprise.

A noter que les apprentissages fondamentaux sont conçus ainsi : "lire, écrire, compter, numérique, anglais".

Autre sujet crucial, la question de la culture numérique dépasse désormais celle de la culture informatique. Il ne peut s’agir d’une simple discipline en plus, ni d’une spécialité optionnelle. 99% des adolescents sont internautes et huit adolescents sur dix utilisent les réseaux sociaux. L’intensification numérique du monde modifie les codes, les comportements des jeunes générations, la notion même de culture et d’identité. Les rapports à l’information, à l’image, au texte… évoluent, modifiant jusqu’aux modes de raisonnement et d’apprentissage. L’École ne doit plus ignorer ce phénomène.

MIEUX ORIENTER LES ÉLÈVES ET LEUR FAIRE AIMER L’ENTREPRISE
Pour les jeunes, l’entreprise est une promesse d’autonomie et d’émancipation.

Là encore, les professionnels doivent peser et agir pour réorienter ce processus vers un pilotage par l’aval (besoins économiques)

DÉVELOPPER L’ESPRIT D’ENTREPRISE DÈS L’ÉCOLE
Le système scolaire français est, comparé à d’autres, uniformisant et potentiellement humiliant, car il oblige chaque élève à se plier à un seul modèle de réussite et d’évaluation : celui de la note. Cela restitue la plus ou moins grande adaptation au système et une seule forme d’intelligence qu’est l’intelligence scolaire. Résultat : toutes les autres compétences ou qualités sont au mieux laissées de côté, au pire dénigrées (le goût du risque, l’indépendance d’esprit, la créativité, la confiance envers les autres…). « La société de défiance » dont nous souffrons se construit d’abord à l’École. L’enjeu pour l’École française d’aujourd’hui est moins d’être bienveillante, notion au coeur de tous les débats actuels, que d’être juste.

Quelle confusion, qui confond évaluation et compétences non scolaires à évaluer (en admettant que "le goût du risque, l’indépendance d’esprit, la créativité, la confiance envers les autres" soient des "compétences"...).

que le seul statut juridique de l’établissement ne préjuge pas a priori la qualité des enseignements : l’enseignement dispensé par les établissements dits privés, y compris hors contrat, méritent le soutien de la Nation dès lors qu’ils dispensent un enseignement de qualité. Il en est évidemment de même pour les établissements publics ;

Toutes ces hypothèses se rejoignent dans l’enjeu global de défendre le développement de l’esprit d’entreprendre à l’École. L’esprit d’entreprendre n’est pas inné ou donné, mais se construit. Il combine des représentations identitaires, mais aussi des attitudes et des compétences sur lesquelles l’éducation et la formation peuvent agir. Parce qu’il libère les potentiels individuels y compris des enseignants, l’esprit d’entreprendre permet, dès le plus jeune âge, de développer la capacité à imaginer et produire une grande quantité de solutions, d’idées ou de concepts permettant de réaliser de façon efficace puis efficiente avec le renfort des connaissances et de la maturité. En somme, il s’agit de favoriser en chacun la créativité.
Dès l’école primaire, l’esprit d’entreprendre trouve à se mettre en oeuvre notamment à travers des exercices faisant appel aux habiletés manuelles et aux activités de découverte et d’investigation (exemple : Dispositif « Main à la pâte »

Libérer les initiatives des établissements
Autonomie et gouvernance sont au coeur du débat sur l’efficacité de l’école comme le montrent de nombreux exemples étrangers, efficacité sans laquelle il n’y a pas d’équité scolaire. […] Toutefois, si le principe [du projet d'établissement] est « toléré », l’adhésion des équipes et la participation individuelle au projet ne font pas parties de l’évaluation de l’établissement ou du système éducatif. […] la notion d’autonomie des établissements scolaires est devenue clairement un chiffon rouge comme en témoignent les réactions à l’occasion de l’actuelle réforme du collège (qui comprend une simple autonomie de gestion de 20 % des heures d’enseignement dont l’établissement est doté).

En réalité, le lien entre performance et autonomie des établissements est tout à fait caricaturé ici.

UN SYSTÈME ÉDUCATIF INNOVANT, TOURNÉ VERS L’EMPLOI ET L’INTERNATIONAL
L’innovation notamment dans l’ingénierie de formation La France reste marquée par la suprématie du diplôme obtenu après un cursus complet et en présentiel. Néanmoins, la réforme de la formation professionnelle continue est en train de bouleverser la définition d’une
certification et génère une approche radicalement différente de l’action de formation : des formations plus courtes et modulaires (blocs de compétences), capitalisables, qualifiantes et pouvant mener à une certification. Autre axe majeur d’innovation : la digitalisation
de la formation et l’automatisation des savoirs en relation avec la recherche sur l’intelligence artificielle ;
[...]

Les exemples présentés démontrent que le dispositif de l’apprentissage est performant avec des entreprises au
coeur de celui-ci, à savoir quand :
• Les entreprises ont le choix de l’établissement ;
• Les entreprises sont partie prenante dans la construction des diplômes ;
• Les entreprises ont la maîtrise du financement.

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09 Mai 2017 14:36 #18882 par Loys

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