Le jeu de loi de Wikipédia

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11 Aoû 2014 12:36 - 11 Aoû 2014 13:18 #11392 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia

Droit à l'oubli: "menace" et "censure de l'information" pour Wikipedia

Parler de "censure" n'a aucun sens dans le cas du droit à l'oubli puisque l'article reste bien en ligne. Il n'est plus référencé de la même manière par Google (mais reste référencé).
Sauf à penser qu'Internet n'existe qu'à travers Google... :|

La fondation Wikimedia lors d'une conférence de presse, ce mercredi, dénonce à son tour une « menace » contre l'encyclopédie en ligne et une « censure de l'information véridique ».

Voilà qui est officiel : Wikipédia est un site d'"information". Enfin, avec toutes les limites que nous avons montrées plus haut avec l'exemple de la page de Gerry Hutch. :roll:

La conférence de presse se tenait à Londres, tandis qu'un autre communiqué était envoyé, expliquant que l'encyclopédie s'attend à subir un « impact direct et critique » avec cette instauration du droit à l'oubli. Elle s'est vue notifier par Google que 5 requêtes d'internautes ont été acceptées la semaine dernière, ce qui s'est traduit par la suppression de 50 URL qui dirigeaient vers Wikipédia, sans possibilité de recours.

Selon Techcrunch, l'une des demandes de suppression concernerait un article sur une mafia italienne, et une autre se rapportait à un internaute ayant purgé une peine de prison. Si Google a prévenu l'encyclopédie, cette dernière précise néanmoins que les moteurs de recherche n'avertissent pas forcément les éditeurs de contenus de telles suppressions de liens.

La Wikimedia Foundation serait un "éditeur de contenu" ? :shock:
Voilà qui confirmerait bien en tout cas que rien n'oblige Google d'informer les éditeurs de contenu concernés par de smodifications de référencement.

Le cofondateur de Wikipédia Jimmy Wales, au cours de la conférence de presse, a rappelé que « le projet Wikimedia, y compris Wikipédia, est fondé sur la croyance que n'importe qui n'importe où est en mesure d'avoir accès à la somme de toutes les connaissances.

Et surtout que n'importe qui peut participer . :doc:

Mais cela n'est possible que si des gens peuvent contribuer et participer à ces projets sans réserve- c'est-à-dire que leur droit à créer du contenu, y compris controversé, doit être protégé.

Et ce au mépris éventuel du droit européen.

Pour Wikipédia, ce sont tout bonnement des résultats de recherches précises qui disparaissent en Europe, « sans aucune explication publique, aucune preuve réelle, pas de contrôle judiciaire, et aucun processus d'appel.

Quand ce sont des contenus litigieux, l'absence de recours pour rectifier, amender ou supprimer une page ne dérange pas la Foundation, seul arbitre devant la justice française. :devil:

Le résultat est un internet criblé de trous de mémoire, des lieux où les informations gênantes disparaissent tout simplement ».

Ou des pseudo-informations, voire de la diffamation quand ces informations ne sont étayées par aucun lien. Voir l'exemple que nous avons donné ci-dessus.

Le juriste en charge de questions de vie privée chez Google, Peter Fleischer, adressait le 31 juillet dernier une lettre au CNIL, faisant état des difficultés découlant de l'application du droit à l'oubli. La société californienne avait par ailleurs proposé à Jimmy Wales de rejoindre son conseil consultatif dédié à ce chambardement. La délimitation entre l'accessibilité aux infos, le droit de l'éditeur à diffuser les données et les éventuels dommages personnels ou économiques pointés par les internautes demandeurs, doit être vérifiée par le moteur.

Quelle étonnante attention. Voilà une nouvelle preuve de l'alliance objective entre Wikipédia et Google : les beaux principes de l'un servent à défendre les intérêts de l'autre.

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11 Aoû 2014 14:04 - 11 Aoû 2014 18:14 #11393 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia
Quelques réflexions à la lecture de "TechCrunch" du 6/08/14 : "Wikimedia Attacks Europe’s Right To Be Forgotten Ruling As Threat To Its Mission"

The Foundation also stated its intention to oppose what it dubbed the “censorship of truthful information” stemming from the European Court of Justice ruling — on the grounds that it threatens the organization’s mission to provide ‘free access to the sum of all human knowledge’.

Comme nous le disions il n'y a pas de "censure" à proprement parler. Quant à "l'information véridique", qu'en est-il s'agissant de pages appelées à être détruites comme celle de Gerry Hutch ?

It said it will therefore be posting notices about indefinite removals of links to Wikipedia articles when it is made aware of them.

Ce qui n'est possible qu'avec l'aide active de Google, débordé pour traiter les demandes de droit à l'oubli, mais pas pour informer la Foundation.

Speaking at a press conference in London this morning, at which the Foundation was also launching its first Transparency Report, Wikipedia founder Jimmy Wales, Wikimedia CEO Lila Tretikov and the Foundation’s General Counsel Geoff Brigham (pictured above left) lined up to condemn the rtbf as compromising humans rights and freedom of expression.

Le droit à l'oubli est aussi un droit de l'Homme...
Quant à la liberté d'expression elle n'est pas partout régie comme aux Etats-Unis. Par ailleurs la liberté d'expression n'a pas grand chose à voir avec le droit d'information.

“What drives Wikipedians all over the world are commitments to our core values...

De moins en moins...

...including transparency, privacy and freedom of expression,” said Wales.

Les valeurs de Wikipédia incluent la transparence et le respect de la vie privée : c'est pour ces deux raisons que ses contributeurs sont anonymes et que la vie privée des personnes demandant le droit à l'oubli n'est pas respectée ! :cheers:
En fait ces "valeurs fondamentales" ne concernent que les Wikipédiens eux-mêmes : voilà qui est instructif.

“The Wikimedia project, including Wikipedia, are founded on the belief that everyone everywhere can be able to have access to the sum of all knowledge...

Même si ce savoir est diffamatoire... :doc:

...however this is only possible if people can contribute and participate in these projects without reservation — this means their right to create content, including controversial content, should be protected.

Voilà qui a le mérite d'être clair : les contenus de Wikipédia peuvent officiellement aller à l'encontre du droit ou même des principes mêmes du savoir, et ce en toute impunité.

“People should feel secure that their curiosity and contributions are not subject to unreasonable government requests for their account histories, they should feel confident that the knowledge they receive is complete, truthful and uncensored.”

On mélange ici joyeusement visiteurs et contributeurs de Wikipédia, comem dans l'affaire de Pierre-sur-Haute. Le parallèle est étrange puisque droit européen est mis sur un même plan que les "demandes déraisonnables des gouvernements"' dont on oublie au passage de préciser qu'ils sont démocratiques, contrairement à l'association de la Wikimedia Foundation qui n'a d'autre légitimité qu'elle-même.
En l'occurrence il en s'agit pas de demandes de gouvernements mais de Google, ce qui fait une petite différence. C'est à ce genre de phrases qu'on voit que la firme de Mountain View est bien ménagée.

The Wikimedia Transparency Report reveals the organization received 56 requests for user data (i.e. details about contributors or the identity of individuals making particular edits to Wikimedia content) — from governments, corporations and individuals — between July 2012 and June 2014 . It granted 14% of those requests, although it also noted that it does not necessarily hold much information on contributors — with no requirement that contributors provide a name or email address, for instance.

Effectivement, c'est plus sûr comme ça. :mrgreen:

The organization also received 304 requests for content alteration and takedown over the same period, granting none of these requests. However it also received 58 Takedown notices under the Digital Millennium Copyright Act, granting 41% of those.

La loi américaine est plus respectée que la loi européenne. :mrgreen:
Ce qu'il faudrait savoir, c'est combien de requêtes émanant de gouvernements démocratiques ont été écartées.

The Foundation also revealed that in the last week it has received five notices from Google that the search engine has de-indexed a Wikipedia article in a search for a private individual’s name, under the European rtbf ruling. The notices cover more than 50 links directing readers to Wikipedia sites.

Il faut dire qu'avec l'algorithme de Google les articles de Wikipédia sont systématiquement placés en têtes des résultats de requête, quelle que soit la fiabilité de l'article.

As part of its implementation of the ruling, Google has been informing publishers when it is de-indexing their content under the rtbf ruling — leading to a situation where news organisations have written fresh stories relating to de-indexed content, putting it back into the public domain (and having the opposite effect to the obscurity being sought under the rtbf ruling).

Très intéressant : la Wikimedia Foundation se considère comme "éditeur", et non simple hébergeur.

It’s not clear whether other search engines are informing publishers in the same way — although it’s worth noting Google has massively dominant search market share in Europe, with circa 90% of the market.

Au cas où cela aurait échappé à Wikipédia.

Brigham did not go into details of the reasons underlying the rtbf requests the Wikimedia Foundation has been notified about by Google — noting that it is not party to those details — ...

Pourtant les détails sont intéressants. :devil:

but he said the five instances cover “a variety of different kinds of articles”, including an article “about an individual who is allegedly serving time in person” and an “article about a criminal gang in Italy”.
“Demands that we erase content can be a direct threat to our mission,” added Tretikov.

Une "mission" sans aucune légitimé démocratique qui va donc à l'encontre du droit européen.

“Our Transparency Report explains how we fight, how do we defend against that. We oppose censorship… The removal of links from search results [under the rtbf ruling]… has compromised the public’s right to information and freedom of expression.

Et surtout, contrairement aux demandes adressées à la Foundation, ce déréférencement partiel n'est pas à sa discrétion. C'est rageant !

Links including those to Wikipedia itself, may now be quietly, silently deleted with no transparency, no notice, no judicial review and no appeals process.”

Le droit vient tout à coup à la rescousse d'une association qui se situe hors la loi : il fallait oser !
Au passage, encore un raccourci facile : ce ne sont pas les "liens" qui sont détruits, mais "certains liens", en corrélation avec une requête précise dans Google. Les articles restent référencés.

“Some search engines are giving proper notice, and some are not,” she added. “We find this type of compelled censorship unacceptable. But we find the lack of disclosure unforgivable.

C'est vrai que Wikipédia est militante de la transparence... dans l'anonymat ! :doc:

This is not a tenable future. We cannot build the sum of all human knowledge without the world’s truthful sources, based on pre-edited histories.

Peu importe que les sources soient véridiques en fait...

The ability of editors and contributors to find, deliver and improve the content of Wikimedia projects heavily depends on having search engines that provide the most accurate, relevant and truthful data.”
Lila Tretikov and Jimmy Wales
At the press conference, Wales was asked whether his role on Google’s advisory council on the rtbf signified a conflict of interests. He claimed it does not.

:P

“I’m on an independent advisory board. Google has put together a group of experts, including some former privacy regulators, academics, me, we’re all volunteers so we don’t work for Google and are not beholden to Google. We’re going to be advising Google and we’re also going to advising the European Parliament on some suggested changes to the law,” he said.

En toute légitimité démocratique. :doc:

“There is no conflict. When Google asked me to joint he panel they did so because I had already come out personally very strongly against this decision and I think it’s really important that when we have an advisory group coming together we need to hear from privacy regulators and advocates on that side, we need to hear from publishers, so we have a person on the panel from a newspaper, and we need to hear from the Internet community — from people like me who are speaking on behalf of a community like the Wikipedia community.”

Encore une fois d'où Jimmy Wales tire-t-il sa légitimité à parler au nom de la communauté de Wikipédia.
Sa participation à ce conseil est une caution de poids pour Google, qui peut remercier la Foundation de faire du lobbying à sa place.

The Foundation said its stance is generally supportive of privacy but not as conceived by the rtbf — with Tretikov arguing that the law in its current form is not “implementable”.

Or la conception d'une association qui ne représente qu'elle-même doit primer sur celle d'un parlement démocratique !

“There are some very difficult questions which are coming up around privacy, around information that’s leaked, around harassment, these kinds of things are serious social problems — this approach to trying to deal with those doesn’t strike me as particular fruitful,” added Wales.

Il n'a qu'à se faire élire au parlement européen ! :cheers:

“We’re talking about the censorship of links… to a legally published newspaper article about court proceedings [referring to the original Spanish case which triggered the ECJ ruling]. This is not harassment, this is not somebody stole your credit card data, this is not that sort of thing. However we may deal with those other issues, and I do think there are very difficult and challenging problems there, we shouldn’t start trying to deal with those by censoring Wikipedia and newspapers.”

A creuser : à quand remonte la publication journalistique évoquée ?

Asked about a specific example where a private individual’s views have been misrepresented online, and are now inextricably associated with a Google search for their name, Wales suggested the solution for that individual is to fight “bad speech with more speech”.

:cheers:

“If people have accused him of things that are untrue that’s very different... that’s libel.

C'est pourtant (virtuellement) le cas de Gerry Hutch : rien n'est vérifié dans sa page...

And I do think people should have straightforward routes to deal with libel in society. That’s a whole tricky issue of course, but it’s a very different issue,” he said. “In terms of practical recommendations, I think what people should do is the best answer to bad speech is more speech. I think he should post a page detailing what his views actually are and how he’s been misrepresented there. I think that’s generally good advice.”

Une page qui a toutes les chances d'être aussi bien référencée par Google que Wikipédia...

Wales went on to add that, in his view, it is the publishers of inaccurate information themselves that have a “moral requirement” to deal with problems associated with the dissemination of that misinformation.

Une obligation morale à laquelle l'anonymat expose peu...

On the question of the hierarchy of information created by search engines when they deliver their ordered sets of results — which foregrounds certain information and therefore has the potential to present a skewed view of a private individual — Wales said that’s an “editorial problem” for search engines to rectify, not something for the law to tackle.“If Google is returning search results that are outdated when there’s more current information I think that’s an editorial problem for Google that they should fix and they work very hard to do that,” he said.

Google "éditeur" ? :shock:

The Foundation was also challenged on Wikipedia’s practice of locking down certain articles to prevent edits at certain topical times — as is currently the case with a Wikipedia article about the 2014 Gaza-Israel conflict, for instance. Wales said the Foundation does not like doing this but said sometimes a temporary block on edits is required.
“Entries like that are locked temporarily, from time to time, when there’s excessive vandalism or an argument has broken out that’s become too emotional and too personal,” he said. “In cases like this we really don’t like locking anything — we think that Wikipedia should be an open, public space for thoughtful dialogue, for the gathering of reliable sources. Wikipedia should not be a battleground where people are trying to see who can win or lose a certain conflict.”

Tout est dans le "should not".

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08 Nov 2014 09:29 #12309 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia
La mission Lemoine qui cherche, dans son rapport (novembre 2014) , à faire s'affranchir l'économie française des grands groupes technologiques américains, fait cette proposition paradoxale (en confondant au passage la fondation Wikimedia et Wikipédia) :

THÈME : INTÉRÊT GÉNÉRAL
M 9 Soutenir les fondations de type Wikipedia, Mozilla ou OpenStreetMap pour créer des liens entre service public et biens communs

:santa:

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28 Aoû 2015 14:44 - 28 Aoû 2015 15:09 #14496 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia

Loys dit: Et surtout les trois sont à la fois administrateurs sur Wikipédia ET membres officiels de Wikimédia France : benjism89 , Rémi Mathis et Serein .

A mettre en relation avec ce très instructif article de blog de Wikimédia France daté du 31/07/15 :



:devil:

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28 Aoû 2015 14:47 - 28 Aoû 2015 15:00 #14497 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia
Le long article de "TV5Monde" : "Wikipédia, wikipédistes : les coulisses de l'encyclopédie collaborative" (28/07/15). Notre enquête est citée.


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28 Aoû 2015 15:06 - 08 Sep 2015 20:43 #14498 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia
Il y aurait beaucoup de choses à dire mais allons à l'essentiel s'agissant de l'indépendance de Wikimédia France :

Nathalie Martin (Directrice exécutive à Wikimedia France) dit: Le deuxième point est par rapport à Wikipédia. Il est dit que les administrateurs de Wikipédia dépendent de Wikimédia France. Absolument pas. Les administrateurs de Wikipédia sont en lien avec la communauté, qui les désigne. Wikimédia France ne désigne absolument pas les administrateurs et n'a pas de pouvoir éditorial sur Wikipédia.

Curieuse "indépendance" :

TV5Monde dit: Nathalie Martin, Directrice exécutive à Wikimedia France, a tenu a apporter des précisions. Lors de l'entretien donné ce jeudi au siège de Wikimedia France, en début d'après-midi, Nathalie Martin était accompagnée par un administrateur (Sysop) qui a tenu à rester anonyme, comme il est d'usage au sein de la communauté " pour des raisons de tranquillité et de sécurité".

Nathalie Martin (Directrice exécutive à Wikimedia France) dit: Au sujet des les liens qui régissent la Wikipedia Fondation et la Wikimedia France (notre association), il est dit dans l'article que Wikimedia-France est une "émanation" de la Wikimedia Fondation, ce qui est absolument faux. Wikimedia France est une association loi 1901, complètement indépendante. Les seuls liens que nous avons avec la Fondation sont des liens financiers.

La contradiction est amusante par elle-même. Mais de plus le site de Wikimédia France tient un discours beaucoup plus catégorique :

Ajoutons que, selon le rapport d'activité 2013-2014, 53% des ressources de la Fondation Wikimédia viennent de la Wikimedia Foundation (par l'intermédiaire de son Funds Dissemination Committee). En toute indépendance, bien sûr ! :mrgreen:

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06 Nov 2015 23:03 #15159 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Le jeu de loi de Wikipédia
Si la Wikimedia Foundation se moque totalement des lois françaises, cela n'empêche pas Wikimédia France de participer aux débats du projet de loi pour une République numérique : blog.wikimedia.fr/la-participation-de-wi...lique-numerique-8072
:santa:

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