Bien-être et bienveillance à l'école

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25 Jui 2015 00:00 - 31 Mar 2020 18:08 #14165 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Documentaire de Judith Grumbach : "Ensemble, redessinons l'éducation"

Dans "L'Etudiant" du 23/06/15 : "Elle a réalisé un documentaire sur des écoles où les enfants sont heureux d'aller" par Isabelle Maradan.





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01 Juil 2015 00:11 - 04 Oct 2015 22:36 #14216 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Dans "Le Monde" du 11/06/15 : "Faut-il s’ennuyer pour apprendre ?" (abonnés)


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01 Juil 2015 00:14 #14217 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Dans le "Café" du 29/06/15 un article a priori sans rapport avec la question : "Violence scolaire : La médiation est-elle la solution ?"


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25 Juil 2015 11:01 #14358 par Loys

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26 Aoû 2015 23:33 - 27 Aoû 2015 00:14 #14490 par Loys

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26 Aoû 2015 23:34 - 27 Aoû 2015 00:13 #14491 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école


Détail de l’huile sur bois «Le Maître d'école» d'Egbert van Heemskerck le jeune (1687), exposée au Musée national de l’Éducation
.... dans un même but: faire du collège une zone de bien-être et non un lieu de torture.

Est-ce vraiment la peine de commenter ? :roll:

Le bien-être de l'élève, lorsqu'il est pensé, l'est sans prendre en compte son avis.

L'enquête PISA sur le sentiment d'appartenance est fondée... sur un questionnaire adressé aux élèves. :roll:
Cette enquête montre d'ailleurs que cette question est un non-problème en France, mis à part certaines questions très matérielles...

Du côte des rythmes scolaires, tout le monde semble d’accord sur le fait que les emplois du temps actuels ne permettent pas aux collégiens de s’épanouir. Les journées de sept heures de cours sont légion...

La question n'est donc pas celle des "emplois du temps" mais du volume horaire.
A noter que la semaine d'un élève de 6e est de 25h de cours (soit 5h de cours par jour en moyenne) et 2h d'aide et accompagnement.

Parmi les conclusions intéressantes de cette thèse, on apprend qu’une majorité de professeurs (63%) pense que le bien-être des élèves est pris en charge au collège; 22,2% affirment le contraire, tandis que 14,8% ne se prononcent pas (bonjour l’implication).

Bonjour le respect des collègues. On notera dans l'article d'autres considérations du même genre ("les profs confondent leur propre bien-être et celui des élèves", " les enseignants suggèrent de faire démarrer la journée plus tard (ce qui permet aux élèves de dormir plus longtemps, mais également aux profs de pouvoir amener leurs enfants à l’école primaire ou maternelle)" etc.).

Chez les élèves, le oui se situe juste en-dessous de la moyenne (49,6%), contre 25,6% de non et 24,8% d’élèves ne sachant pas.

"Bonjour l'implication" ?
Retenons bien : un quart des élèves seulement pense que leur bien-être n'est pas pris en charge au collège.

Marianne Lenoir a en outre étudié les différences de résultats en fonction de la classe et du sexe des sujets étudiés. Ainsi, 58,8% des élèves de sixième pensent que leur bien-être est pris en charge, contre seulement 38% des élèves de troisième. De façon assez marquée, les filles sont beaucoup plus nombreuses à se sentir prises en charge que les garçons (19% de non, contre 32,7% chez leurs camarades de sexe masculin).

Il y aurait plusieurs façons d'interpréter ces différents résultats.

Marianne Lenoir insiste sur le fait que, dès l’entrée en classe de cinquième, l’état d’esprit des élèves semble s’altérer, l’enthousiasme du début de collège laissant place à un tempérament plus désabusé.

Quel est le rapport rapport entre le "bien-être pris en charge au collège" et l'état d'esprit des élèves ?

C’est effectivement un phénomène aisément constatable en collège: j’ai toujours pensé que les classes de cinquième étaient les plus pénibles à gérer (d’autres, mais ils semblent minoritaires, votent pour la quatrième).

C'est contradictoire en ce cas puisque le sentiment sur le bien-être pris en charge est davantage dégradé en 3e. :scratch:
L'effet de nouveauté est en effet passé... :roll:
Les latinistes (qui commencent en 5e) sont, par exemple, généralement plus enthousiastes que les 4e ou les 3e...

Les petits angelots arrivés de l’école primaire un an plus tôt commencent alors à se muer en ados arrogants, encore peu conscients des limites à ne pas franchir. De fait, ils se montrent plus réfractaires à l’égard de tout ce qui touche au système scolaire, et se sentent donc moins bien traités, ce qui n’est pas tout à fait faux.

L'auteur semble découvrir la période de l'adolescence ! :cheers:

Choyés à leur arrivée en sixième (où tout leur est expliqué mille fois, y compris la couleur du stylo avec lequel ils doivent souligner le titre des sous-paragraphes), on leur demande bien plus d’autonomie lors de leur deuxième année de collège…

Et former à l'autonomie, ce n'est pas bien traiter les élèves. :doc:
Avec une nouvelle contradiction dans l'article : "Les adultes voudraient avoir la possibilité de pouvoir dialoguer seul à seul avec les adolescents, afin de cerner leurs problèmes et de comprendre comment les aider à aller mieux. Les ados, eux, préfèrent généralement qu’on leur fiche la paix, soit parce que le discours des adultes les ennuie ou les effraie, soit parce qu’ils estiment qu’il n’y a de toute façon rien à faire pour eux." :scratch:

De l’ensemble de ces divergences, il y a une grande conclusion à tirer: et si on se concertait, bordel? Cela éviterait que certains élèves n’associent leur bien-être qu’à l’achat de jeux pour le foyer («il faudrait un baby-foot, et aussi un flipper, et mettez-moi trois Xbox 360 tant que vous y êtes»), que les profs confondent leur propre bien-être et celui des élèves (ce qui n’est pas indissociable, certes), et que chacun maugrée dans son coin en estimant être maltraité par un système dans lequel personne n’accède à ses requêtes.

L'enquête montre le contraire... :roll:

Chaque établissement (pas seulement les collèges) gagnerait à muscler son CESC, voire à créer de vraies réunions publiques mêlant enseignants et élèves, afin que les meilleures idées sortent du lot et permettent à tous de se sentir mieux ensemble. Il y aura des divergences de points de vue, des demandes émises par l’une des parties et jugées ridicules par l’autre, des problèmes de budget, mais c’est de cette façon que le débat avancera, et permettra au moins aux adultes et ados de se parler face à face, unis dans un même but: faire du collège une zone de bien-être et non un lieu de torture.

Les ados ne voudraient plus "qu'on leur fiche la paix" ?
Bon, une conclusion bien plate pour un faux problème.

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27 Aoû 2015 19:38 - 30 Aoû 2015 14:53 #14493 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Rentrée scolaire : dans le "Nouvel Obs" du 27/08/15 un premier article de Caroline Brizard : "Longtemps je me suis ennuyée à l'école" : amusant... et accablant"


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30 Aoû 2015 13:13 - 30 Aoû 2015 14:55 #14521 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école

Longtemps je me suis ennuyée à l'école" : amusant... et accablant

Effectivement Caroline Brizard a coutume d'accabler l'école en vertu de ses préjugés.

Ecrire ses souvenirs d'école est un exercice classique. Des grands auteurs y ont excellé. A cette rentrée, Lola Vanier, 27 ans, surgit toute fraîche de l'anonymat pour conter les siens. Drôles et graves à la fois.
Lola Vanier publie un livre choc sur l'ennui à l'école à la rentrée 2015. (Nicolas Pavan libre de droits)Lola Vanier publie un livre choc sur l'ennui à l'école à la rentrée 2015. (Nicolas Pavan libre de droits)
Sa dernière année d’université en master d’arabe lui a servi de révélateur. Une fois de plus, Lola Vanier, 27 ans, y a croisé des enseignants pleins de morgue, prisonniers d’un système éducatif déshumanisé, et cette expérience a brusquement fait sens.

D'une expérience personnelle, donc, tirer une leçon générale : c'est une façon de se forger un préjugé. Reste à savoir quelle part de celui qui a un préjugé vient... de lui-même.
En tout cas, un master s'obtenant en principe à 23 ans, Lola Vanier a bien prolongé sa scolarité..

Elle écrit au début de son livre (1), en librairie ce jeudi 27 août :
J’ai compris que mes chagrins et ceux de mes camarades à l’école, au collège et au lycée, n’étaient pas de petits chagrins de mômes, de petites vexations d’adolescents susceptibles mais bien de profondes failles dans la maison de l’Institution."

Tentative de généralisation très subjective. Les chiffres de PISA ont cette vertu d'avoir été obtenus par un questionnaire posé aux élèves.

Défiance mutuelle
Elle a donc replongé dans ses impressions d’élève, au collège puis au lycée publics, à Paris : dans le système qu'elle décrit, les enseignants - beaucoup d’entre eux en tout cas - anesthésient l’envie d’apprendre et transmettent un savoir postiche.

Rien que ce genre de propos devrait discréditer son auteur.

Elle écrit :
On m’a enseigné un monde de connaissances dans lequel ma présence était superflue."

Ah... c'est quelque peu différent. Pour qu'un savoir ne soit pas postiche, il faut que Lola Vanier ne se sente pas "superflue".

Avec humour, elle égrène ses déceptions scolaires. L'école qu'elle a fréquentée ne semble pas avoir été touchée par les réformes qui suscitent tant de débats fiévreux. Interdisciplinarité ? Travail par projet ? Participation ? Rien du tout ! La passivité est la règle. Pour moi, le cours magistral a été une réalité constante de la primaire jusqu’à l’université. Tout est fait pour que les élèves écoutent et que les professeurs parlent."

C'est vrai que des élèves qui écoutent, c'est un vrai scandale. Comprendre que Lola Vanier n'a pas pu parler tout son saoul en classe ?
En tout cas, un livre qui tombe à pic pour la réforme du collège et chroniqué en ce sens par Caroline Brizard ! :santa:

Pour autant, elle n'accable pas les adultes.

Un petit peu quand même.

Ils font ce qu'ils peuvent, avec ce qu'ils ont appris. Enseigner autrement ne s’improvise pas.

Et c'est forte de sa grande expérience de l'enseignement en tant qu'élève que Lola Vanier peut délivrer cette forte leçon. :doc:

Ennui quotidien
Ses portraits sont croqués sur le vif : le professeur d’anglais se répandant en remarques sarcastiques pour ne pas perdre la face ; le professeur d’histoire-géo dictant son cours sans jamais poser une seule question à sa classe ; un autre se perdant dans des digressions infinies sur le sentiment national - si loin du sujet qu’elles en deviennent drôles ; la professeur de SVT en guerre avec ses élèves, qui du coup la laissent se débattre avec un rétro-projecteur rétif… Lola Vanier nous assied en classe avec elle, et c’est très amusant. Avant d’être accablant.

"Croqués sur le vif"... ou croqués une quinzaine d'années après ? :scratch:

Elève, elle n’avait pas encore les mots pour le dire, mais dix ans après, elle dénonce la hiérarchie stérile, l’ennui quotidien :
Nous comptons les secondes qui passent, pour rester éveillés et vivants [...] Je reste silencieuse mais mon cerveau bouillonne, explose."

Et toujours ce "nous" étrange...

Elle a rétrospectivement le sentiment d’un énorme gâchis devant tout ce temps perdu, inutile, où elle n’a rien appris.

Voilà qui est très mesuré, encore une fois...

Cela se chiffre ! En histoire, par exemple, à raison de 78 heures de cours par an, pendant 15 ans. Et pour quoi finalement ?
Pour rien ! L’école fait de l’Histoire une vulgaire succession de faits à engloutir sans plaisir, ni mode d’emploi, ni digestion, ni lien."
C'est excessif sans doute, mais le ton est tellement sincère…

"Excessif" ? Si peu... Et si c'est "sincère", l'excès peut devenir vérité.

Le rêve d'une école fraternelle
Lola Vanier n’oublie pas de rendre grâce, de belle manière, à quelques personnages qui l’ont durablement touchée, parce qu’ils ne lui ont pas parlé du haut de leur autorité, mais l’ont traitée comme une partenaire responsable.

Vive les élèves "partenaires" sans "hiérarchie" ! :cheers:

Ce sont ses plus belles pages.
Avec ces enseignants, elle a senti "le plaisir d’apprendre, de grandir, le plaisir de se sentir réfléchir et d’en être appréciés, aidés, élevés…".

Moi qui croyais qu'elle n'avait "rien appris"...
Tout est résumé ici : "être apprécié"....

Ces rencontres lui font sentir, rétrospectivement, toute l’inanité du temps passé avec les autres adultes. Alors sa frustration, voire sa colère, affleurent. Comment cette école du mépris et de la hiérarchie peut-elle fonder une société juste et heureuse ?

Du "mépris" ? :shock:
Le seul mépris tangible est celui de Lola Vanier pour l'école.

Lola Vanier, en adepte de la communication non violente...

Tout dépend du point de vue...

...termine son livre sur une note militante. Elle voudrait "réenchanter l’école"...

Les concours de l'enseignement lui tendent les bras, avec une première affectation dans un établissement difficile. :devil:

... qui doit reposer sur "la réalisation d’un épanouissement individuel au sein d’un épanouissement collectif, d’une communauté fraternelle", écrit-elle en citant Edgar Morin. Un beau rêve... mais la route est longue.

C'est très gentil... mais très peu concret.
On aimerait d'avantage savoir quel est le profil sociologique de Lola Vanier et ses intentions précises pour changer l'école autrement qu'en la méprisant avec un discours creux.

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30 Aoû 2015 13:15 - 30 Aoû 2015 13:21 #14522 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Et pourquoi s'arrêter en si bon chemin la veille de la rentrée ? "L'ennui à l'école touche tout le monde" dans le "Nouvel Obs" du 30/08/15, toujours par Caroline Brizard (abonnés).


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30 Aoû 2015 14:10 - 30 Aoû 2015 14:14 #14524 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école

Les débats récents sur la réforme du collège ont mis en lumière un mal scolaire français : l'ennui en classe.

Oui, comme on peut le constater sur ce fil, c'est un "mal français" ! :mrgreen:

Pour le sociologue François Dubet, la tradition autoritaire du système éducatif a transformé l'élève en une "cire molle".

Changement de sujet. L'autorité en classe est chose distincte de l'ennui...

Et pas seulement les cancres !

Amusant : cela signifierait que l'ennui ne provoque pas l'échec scolaire...

Qui n'a jamais regardé le plafond de sa salle de classe ? Ou les feuilles des arbres frémir par la fenêtre ? L'ennui à l'école n'est pas nouveau, mais il est devenu explosif. En présentant sa réforme du collège au printemps dernier, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a livré des chiffres : en France, 71% des élèves disent s'ennuyer au collège...

Des chiffres auxquels on peut faire confiance, comme l'explique Pascale Fourier dans "Marianne" : "D'où vient en effet ce constat d'un tel calvaire des élèves ? D'une enquête menée en 2010 auprès de 760 enfants scolarisés en primaire et au collège, tous issus de quartiers populaires. Et par qui a été faite cette enquête ? Par un étudiant de l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), « réseau d'étudiants solidaires intervenant dans les quartiers populaires ». Au lieu de faire une généralité de cette enquête très partielle, le ministère aurait dû préciser que 71 % d'un nombre indéterminé de collégiens (le document n'explique pas quelle proportion d'élèves de primaire et de collégiens ont été interrogés), issus de quartiers populaires (ce que Mme la Ministre a omis de préciser), disaient s'ennuyer en classe. Il aurait dû préciser aussi que ces 71 % comprenaient une part (laquelle ?) d'élèves disant s'ennuyer « quelquefois » en classe (et que celui qui ne s'est pas ennuyé « quelquefois » en classe leur jette la première pierre !), ce que ne comprenait pas le chiffre des 25 % pour l'école primaire."

...et 50% ne font rien d'autre que de prendre des notes dictées par leurs professeurs.

:shock:

Avec la mondialisation, les systèmes pédagogiques des différents pays se comparent et s'affrontent, dans des classements plus ou moins pertinents, mais parlants. Si la France dévisse dans les évaluations internationales, c'est aussi parce que son modèle pédagogique n'est plus adapté. A l'heure des tablettes et du savoir à portée de tous...

Une phrase qui commence par "à l'heure du" est souvent idiote. Cela se vérifie ici. :mrgreen:
Le "savoir" a toujours été à la portée de tous, ne serait-ce que dans les manuels des élèves...

...les maîtres mots ne sont plus passivité, immobilité, soumission, mais transversalité, inter-activité, implication, responsabilisation...

Une caricature d'un côté, une nébuleuse de l'autre... Le tout bien inspiré de la Petite Poucette de Michel Serres.

La pédagogie verticale à la française d'un professeur dispensant – de son estrade – son savoir à des élèves passifs et silencieux, qui subissent des horaires à rallonge dans des classes trop nombreuses et hétérogènes n'est plus supportable. Ni pour les enfants ni pour la sociét...

C'est vrai : des enfants silencieux, quel scandale !

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02 Sep 2015 21:12 - 02 Sep 2015 21:16 #14547 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Jamais deux sans trois : toujours dans le "Nouvel Obs" (du 2/09/15) : "Le prof croit que je note. En fait, je dors". Ils racontent l'ennui à l'école"



On notera la diversité des prénoms des élèves et la mise en perspective sur ce qui peut bien susciter la difficulté des enfants à pouvoir se concentrer.

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01 Oct 2015 18:27 - 04 Jui 2019 11:23 #14796 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Billet dans "La Vie moderne" : "Un ennui... bien ennuyeux" (1/10/15)

A noter que la question de l'ennui à l'école est ancienne : Pourquoi vos enfants s'ennuient en classe de Marie-Danielle Pierrelée et Agnès Baumier-Klarsfeld date de 1999. Agnès Baumier-Klarsfeld a encore publié Réveiller le désir d'apprendre en 2016.

En partant du constat qu'un élève sur quatre s'ennuie à l'école, la journaliste livre une critique des méthodes d'enseignement françaises, qui ne parviennent pas à motiver les jeunes.

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23 Oct 2015 00:41 - 23 Oct 2015 00:47 #15009 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école

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23 Oct 2015 01:03 - 23 Oct 2015 11:17 #15010 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Un article qui donne donc raison au discours ministériel promouvant la réforme du collège 2016. Voyons de plus près...

Trajectoires reflex, analysait le "rapport à l'école des enfants des quartiers populaires" (relevant de l'éducation prioritaire ou de la politique de la ville), du CP à la 3e, suivis par un étudiant de l'Afev. Résultat : en 2013, 21% des 500 enfants interrogés disaient s'ennuyer "tout le temps" ou "souvent", 44% "quelquefois". Soit un total de 65%. Le baromètre de 2010, lui, précisait que ce chiffre atteignait 71,6% au collège.

Donc, de l'aveu même de l'article, le titre ("71% des élèves s'ennuieraient au collège") aurait dû être : "65% des enfants des quartiers populaires s'ennuieraient soit tout le temps, soit souvent, soit quelquefois au collège". :fur
De fait, si les mêmes enfants déclarent ne pas aimer quelquefois les repas à la cantine, faut-il en déduire aussi qu'ils n'aiment pas les repas à la cantine ? :roll:

Malgré tout, il semble exister une spécificité française. En témoignent les études Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) menées auprès des élèves de 15 ans dans 65 pays de l'OCDE. Même si elles ne parlent pas directement d'"ennui"… "Le terme est trop négatif pour certains pays participants, confie Sophie Vayssettes, à la direction de l'éducation et des compétences de l'OCDE. Nous préférons évoquer le "plaisir" de l'élève."
Trop de pression sur les résultats scolaires
Si l'on considère qu'un enfant qui prend du plaisir a priori ne s'ennuie pas, les résultats se révèlent parlants : selon une étude de 2012, 41,5% des élèves français font des maths par plaisir (contre 38% en moyenne dans l'OCDE). Mais seuls 24% attendent les cours de maths avec impatience (contre 36% en moyenne).

Il y a pourtant des indicateurs moins restreints à une discipline précise, dans PISA même, qui permettent d'avoir une idée sur le plaisir d'être à l'école en général, comme le sentiment d'appartenance ...
Pour le reste, la lecture de la note de PISA 2012 pour la France affirme au contraire que "les élèves français prennent en général plus de plaisir que la moyenne des pays de l’OCDE dans l’apprentissage des mathématiques" (p. 3).
Lisons également la p.16. Finalement on fait dire ce qu'on veut aux chiffres :

Bref, la "spécificité française" de l'ennui des élèves ne correspond pas tout à fait au préjugé du "Journal du Dimanche"... :roll:

"Le problème, déduit donc Mme Vayssettes, ce n'est pas la matière elle-même mais le contexte pour apprendre, avec souvent des cours qui ne sont pas assez individualisés et une trop forte pression mise sur les résultats scolaires en maths."

Le problème, c'est surtout qu'on peut se demander si la direction de l'éducation et des compétences de l'OCDE lit ses propres notes !

Qu'en est-il du français? Selon une étude Pisa de 2009, 39% des élèves français ne lisent pas pour le plaisir (33% en moyenne dans l'OCDE). Quand on sait que les élèves qui prennent le plus de plaisir à lire sont ceux qui réussissent le mieux à l'école, cela mérite d'être creusé. Une piste? "On peut, par exemple, diversifier les supports de lecture, même avec des BD, pour donner envie de lire à tous."

Eh oui : le problème, c'est la non-variété des supports, et pas les difficultés à déchiffrer ou à lire de manière fluide... :fur
Pour le reste on peut s'interroger sur le second chiffre du "Journal du Dimanche" : la lecture de PISA 2009 (source vérifiable) montre que 61% des élèves français lisent par plaisir contre... 62% pour l'OCDE. Encore une "spécificité française" !
[ Cliquer pour agrandir ]

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29 Oct 2015 14:04 - 29 Oct 2015 14:06 #15080 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
"L'ennui est-il problématique à l'école", "La revue des Parents" (publication FCPE), octobre 2015 (n°402),

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19 Nov 2015 13:15 - 19 Nov 2015 13:19 #15263 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école

"La souffrance scolaire, mythe utile "

S'agissant du sentiment d'appartenance, tel que mesuré par PISA, l'erreur (déclinée avec les élèves issus de l'immigration) se perpétue en 2015... :shock:
"Helping immigrant students to succeed at school – and beyond"

Et les conclusions amusantes du "Café pédagogique" : "Immigration : Ce que l'école française a raté" (18/11/15)

Immigration : Ce que l'école française a raté
De tous les pays de l'OCDE, la France est le pays où les élèves de la première génération immigrée se sentent le moins appartenir à l'établissement, révèle une nouvelle étude de l'Ocde. C'est un des échecs de l'école française à tirer profit des jeunes issus de l'immigration, un enjeu dont on mesure bien l'importance pour l'avenir du pays.
[...] Quelques éléments permettent d'expliquer cette situation. D'abord c'est en France que le sentiment d'appartenance à l'école est le plus bas pour les jeunes issus de l'immigration. Seulement 41% d'entre eux se sentent intégrés à leur école, alors que c'est el cas de 80% des jeunes immigrés en moyenne dans l'OCDE.

Évidemment, le "Café" ne mentionne pas l'étonnant résultat des petits Français en général, à peine plus élevé. :P

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14 Déc 2015 18:02 - 14 Déc 2015 20:49 #15460 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
"Bien-être à l'école et au collège. Rapport 2014 au MENESR"
Titre complet :

Le bien-être des élèves à l'école et au collège : validation d'une échelle d'évaluation multidimensionnelle et analyses différentielles.
Fabien BACRO, Séverine FERRIERE, Agnès FLORIN, Philippe GUIMARD, Hué NGO
PROBLÉMATIQUE
Améliorer la qualité de l’éducation et de la formation est devenu un objectif central des politiques éducatives qui considèrent que « des niveaux élevés de connaissances, de compétences et de qualifications sont des conditions fondamentales de la citoyenneté active, de l’emploi et de la cohésion sociale » (Commission européenne, 2000, p.2). Mais comme le soulignent le Conseil Européen de l’Education (2001) et la Commission des communautés européennes (2007), les finalités globales que la société assigne aujourd’hui à l'éducation et à la formation ne peuvent viser uniquement le développement de compétences tout au long de la vie, même si cet objectif est essentiel. L’éducation et la formation doivent également oeuvrer à l’épanouissement des personnes afin qu’elles puissent réaliser leur potentiel et vivre pleinement leur vie et, au-delà, participer activement à la vie économique et sociale dans une société du 21ème siècle en pleine mutation. De fait, aujourd’hui, la réussite des élèves ne se réduit plus exclusivement à la question de leurs performances académiques, mais renvoie aussi à celle de leur bien-être dans leurs contextes de vie, à l’école en particulier. Considérer les enfants comme acteurs de leur développement et les aider à développer leurs compétences cognitives, expressives et sociales, tout en favorisant leur bien-être dans un monde en pleine évolution sociale, économique, technologique est un enjeu essentiel pour l’éducation et la formation des adultes de demain

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14 Déc 2015 18:04 - 15 Déc 2015 14:28 #15461 par Loys

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14 Déc 2015 18:44 - 19 Déc 2015 15:18 #15462 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
L’étude du CREN a été réalisée sur un échantillon académique de 1002 élèves (530 filles et 472 garçons) scolarisés du CE2 à la 4ème de collège. Les échantillons de 5e et 4e sont particulièrement faibles (136 et 131 élèves). On peut également admirer dans l'étude des dizaines de tableaux lexicaux très savants réalisés à partir d'entretiens avec... 17 chefs d'établissements. Il est à noter que le rapport de cette étude cite l'étude de l'AFEV sur l'ennui à l'école ("de nombreux élèves déclarent s’ennuyer à l’école"). Si on se réfère aux élèves qui s'ennuient "tout le temps" ou "souvent" dans les quartiers populaires, ils sont 21% en 2013 selon l'AFEV (contre 23,7% en 2010).
Plus grave : cette étude s'appuie sur les chiffres erronés de PISA 2009 et PISA 2012 : "leur sentiment d’appartenance à leur établissement reste en dessous de la moyenne des pays de l’OCDE". :roll:
Les items [ Cliquer pour agrandir ]

Beaucoup d'observations viennent à l'esprit à la lecture des "items" ci-dessus.
- "Satisfaction/relations paritaires" : en quoi l'école est-elle responsable des relations des élèves entre eux (amitié, bonne entente) ? De même "Je n'aime pas trop ma classe". :scratch:
- "j'ai peur qu'il m'arrive quelque chose sur le trajet" : quel rapport avec l'école ? :scratch:
- "Je travaille trop à l’école/collège" : faut-il comprendre qu'on devrait y travailler moins ? :scratch:
On pourrait aussi bien demander aux élèves s'ils mangent assez de frites à la cantine...
- "J'ai peur quand le professeur met un mot dans le cahier de liaison" ; "j'ai peur de montrer mon travail aux parents" ; "j'ai peur quand mon professeur parle avec mes parents". On peut se demander dans quelle mesure cette "peur" est scolaire, puisqu'elle semble liée aux parents. :scratch:
Au demeurant, en quoi est-il anormal qu'un mot - a priori exceptionnel - du professeur suscite l'appréhension des élèves ?
Mais surtout, en quoi un mot dans le carnet a-t-il à voir avec "l'évaluation" ? :scratch:
- "Le/les professeurs me félicite(nt)" : comprendre que ne pas "féliciter" tous les élèves, c'est être malveillant ! En réalité la question devait être posée dans les termes suivants : "Les professeurs m'encouragent". On observe malgré tout qu'un élève sur deux s'estime "félicité" par son professeur. Bref, parce que l'école ne "félicite" (sic) que la moitié des élèves, elle n'est pas "bienveillante". :shock:
- "Relations/enseignants" : "Le/Les professeur(s) m'aide(nt) suffisamment" ; "J'aimerais que le/les professeur(s) explique(nt) davantage les choses difficiles" : on ne peut traiter cette question en la résumant à la seule pratique pédagogique, c'est-à-dire sans prendre en considération les conditions d'enseignement. La recherche de personnalisation de l'enseignement se heurte en effet en France à des taux d'encadrement et à des tailles de classe parmi les pires de l'Union européenne. Ce que "l'étude" ne mentionne nulle part...
- Une seule question en lien avec le climat de discipline en classe. Évidemment la difficulté à faire respecter les règles de classe (pour 42% des élèves tout de même) ne peut avoir de relation avec la difficulté aujourd'hui à exercer son autorité et à s'occuper des élèves les plus en difficulté. L'étude découvre d'ailleurs (p. 49) que "les élèves des établissements ZEP se sentent moins en sécurité".

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14 Déc 2015 20:47 - 23 Déc 2015 13:31 #15464 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Dans le "Café" du 14/12/15 : "Agnès Florin : "L'éducation doit intégrer l'épanouissement des élèves"

Agnès Florin : "L'éducation doit intégrer l'épanouissement des élèves"
Professeure de psychologie, co auteure de l'étude sur le bien être des écoliers et collégiens, Agnès Florin revient sur les principaux résultats de cette première recherche pionnière. Pour elle, " il faut promouvoir l'école bienveillante".

Quelle chance : une étude qui va dans le sens du MEN ! :cheers:

Pourquoi s'intéresser au bien être des élèves ?
C'est vrai que c'est une question qui rencontre des résistances en France, ce qui n'est pas le cas dans d'autres pays. On sait que la qualité de la performance des élèves va de pair avec le bien être.

Parce que le bien-être résulte de bien d'autres facteurs que de la seule bienveillance : la réussite des apprentissages est par exemple conçus comme une conséquence du bien-être alors qu'elle en est également une cause. Pour prendre un exemple simple, un élève avec des difficultés de lecture à l'entrée en 6e ne risque guère d'éprouver de bien-être au collège. Le bien être, c'est - parmi d'autres facteurs - un élève qui a le niveau de son niveau. Mais c'est également un élève qui se sent en confiance dans l'environnement scolaire, non pas malgré l'autorité du professeur, mais grâce à elle, a rebours de ce que semble soutenir le rapport en accusant l'école de manque de "bienveillance".

Mais en France la recherche n'a commencé à travailler sur le bien être que depuis 5 ans et les politiques eux sont plus centrés sur les questions de performance.

Drôle de perspective en effet que de rechercher le bien-être des élèves non pas pour lui-même, mais comme un facteur de performance scolaire. :shock:
Mais laisser penser que l'Ecole accomplirait sa mission parce qu'elle permettrait le bien être des élèves serait inquiétant. La formule "L'éducation doit intégrer l'épanouissement des élèves" est de ce point de vue ambigüe. Le bien-être doit être une exigence, pas une mission de l'Ecole.

La question a quand même trouvé place dans la loi d'orientation qui promeut une éducation bienveillante. Nous avons construit un outil pour évaluer le sentiment de bien être dans les écoles et les collèges dans le cadre d'une recherche financée par la Depp, le Défenseur des droits et le Commissariat général à l'égalité des territoires. Cette étude se poursuit pour observer comment évolue ce sentiment.

Pour être si opportune, serait-ce une étude de commande ? :rirej

Globalement les élèves français se sentent bien à l'école ?
On est dans des résultats proches de ceux des autres études. La majorité se sent bien. Mais quand on regarde les études internationales, on voit que la France est mal classée dans les comparaisons internationales. Elle est en queue de liste chez les 11 à 15 ans par exemple quand il s'agit de déclarer si on aime son école. 30% des élèves ont un point de vue négatif.

Citons l'OMS , elle-même citée par "France Stratégie" : "Selon l’édition 2010 de l’enquête HBSC, 32 % des élèves français déclarent “aimer beaucoup l’école”, un chiffre dans la moyenne haute de l’OCDE"

Les élèves disent avoir peur à l'école ?
Le point le plus négatif c'est qu'ils ont peur des évaluations. 66% ont peur d'avoir de mauvaises notes, 75% au collège. 68% des collégiens ont peur quand le professeur met un mot dans le carnet de liaison. 64% quand leur professeur parle avec leurs parents. Ils ont aussi peur de se tromper. C'est très important.

:shock:
Travail non fait, oubli de matériel, problème de comportement : voilà les raisons qui justifient qu'un professeur mette un mot dans le carnet de liaison. C'est très rarement en rapport avec les évaluations. De même, quand un professeur "parle avec leurs parents", il peut bien s'agir de tout autre chose.

On observe une dégradation de l'école au collège ?
On sait que en grandissant les enfants deviennent plus critiques donc une dégradation est normale. Mais on voit que l'arrivée au collège génère des ruptures. Les élèves sont confrontés à l'orientation, aux évaluations disciplinaires , aux difficultés de communication à l'écrit et à l'oral, aux maths... Quand des difficultés n'ont pas été réglées à l'école primaire elles deviennent très pénalisantes au collège.

La bienveillance au collège n'est donc pas la solution. Eh bien non ! Pour cette étude, le problème est bien celui du collège.

Très probablement on peut dire que notre modèle d'enseignement pose problème. PY Bernard, qui a travaillé sur le décrochage montre d'ailleurs comment celui ci se construit au collège.

Les élèves déclarent avoir envie d'apprendre à 83% mais seulement 59% estiment que leur professeur les aide suffisamment. Ca doit nous interroger. On ne doit pas rester braqués sur notre modèle traditionnel d'enseignement.

Les conditions d'enseignement (taux d'encadrement, climat de discipline) ne sont évidemment pas évoquées. Pas d'étude commandée par la DEPP à ce sujet ? :devil:

Ce modèle tient à des opinions et non à ce qu'on sait sur les modes d'enseignement, sur la réduction des inégalités à l'école.

Voilà qui est bien péremptoire, tout en ignorant les éléments les plus simples de la réflexion sur le sujet.
A noter qu'à aucun moment l'étude ne se penche sur des considérations d'ordre pédagogique. Mais les conclusions le sont ! :doc:

Le sentiment de bien être est plus fort dans l'enseignement privé. A quoi cela tient-il ?
Une autre étude montre qu'il est aussi meilleur chez les enseignants. Est -ce lié au fait qu'il y a moins d'hétérogénéité chez les élèves ? Ou au fait que la dimension éducative est plus affirmée que dans le public où on met souvent, mais pas partout, plus en avant la transmission des savoirs ?

Tout est amusant dans la question posée.

On sait que l'éducation doit intégrer l'épanouissement des élèves. Pas que pour des raisons éthiques ou humanistes. Mais pour mieux accompagner l'enfant et réduire les inégalités. Cela donne une meilleure efficacité au système éducatif et finalement est économiquement plus intéressant.

Voilà qui est dit. :santa:
La convergence pédagogisme/libéralisme ne laisse jamais d'étonner.

Ce défi d'une éducation plus globale est relevé dans certains collèges publics. Il va de pair avec l'existence dans ces établissements d'une équipe éducative solide et stable.

Pas de réponse sur le privé, donc... :santa:

La surprise de cette étude c'est que les filles se sentent moins bien à l'école que les garçons. Comment l'expliquer.
C'est un point à creuser. D'autant qu'on sait aussi que les enseignants ont une attitude plus positive avec les filles que les garçons. Il faut regarder les différentes dimensions. Chez elles ce sont surtout les points de sécurité qui posent problème et ça renvoie aux phénomènes de harcèlement.

La bienveillance va régler les problèmes de harcèlement. :doc:

Pour vous c'est le moment de mettre en place l'école bienveillante ?

La transition du "Café" tombe à point ! :doc:

Il n'est pas facile d'en parler actuellement où l'opinion prime sur les arguments. Mais oui il faut promouvoir l'école bienveillante pour mettre fin au modèle de l'école du 19ème siècle...

C'est vrai que l'école de 2015 ressemble à celle du XIXe siècle ! :santa:
Ah les formules creuses...

...et au gâchis qu'il produit.

Et qu'il a toujours produit, c'est bien ça ? :santa:

C'est un modèle qui a pour objectif de sélectionner pas de promouvoir et qui laisse de coté nombre d'enfants.

Il faut aller jusqu'au bout : l'étude se propose donc de supprimer toute orientation, pour promouvoir le bien-être de tous. Nul doute que son passage en seconde générale procurera du bien-être à un élève qui n'a pas les capacités de concentration et d'abstraction nécessaires.

L'école bienveillante ce n'est pas l'école gentille. C'est une école qui veille sur l'enfant et son développement. Ca passe par l'acquisition de savoirs mais ne se limite pas aux connaissances disciplinaires. L'école bienveillante est une école qui promeut et qui ne dévalorise pas.

L’École a par essence vocation à "promouvoir", c'est-à-dire à faire avancer les élèves. Faut-il pour autant que la promotion soit automatique ? On en voit d'ores et déjà les résultats...
Par ailleurs en quoi constater un niveau faible relève-t-il de la "dévalorisation" ? C'est supposer de la malveillance de la part de l'institution scolaire.

Promouvoir des réussites partielles c'est encourager l'enfant.

Qui ne le fait pas ? :fur

Apprendre est toujours difficile. Pour trouver le goût d'apprendre et de s'investir il faut des encouragements. Ce sont des processus psychologiques bien connus.

Qu'Agnès Florin connaît... mais pas les enseignants. Et si Agnès Florin rencontrait des difficultés avec une classe difficile, comme en ont connu tous les enseignants débutants ou presque, quels conseils donnerait-elle ? L'accusation de malveillance (sous-jacente - osons le dire - dans la promotion de la bienveillante) est-elle recevable quand c'est l'enseignant qui ne bénéficie d'aucune bienveillance ?

Ca veut dire que le statut de l'erreur doit être revu dans notre enseignement. L'école bienveillante peut être exigeante mais elle veille sur tous.

Des formules vagues et creuses : il ne faudrait pas renoncer à l'exigence. Mais comment ? Agnès Florin ne l'explique pas.
En réclamant une révision du statut de l'erreur, Agnès Florin postule implicitement la bonne volonté de tous les élèves et la mauvaise volonté des enseignants.

Une mesure qui pourrait être prise rapidement ?
Qu'on laisse les établissements se soucier de ces questions et expérimenter en fonction des situations qu'ils rencontrent. C'est le travail collectif au niveau des équipes éducatives qui compte.

Difficile de faire plus évasif. En tout cas, l'autonomie des établissements est bien dans la logique du MEN, comme le montre la réforme du collège 2016.

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23 Déc 2015 13:37 - 23 Déc 2015 14:02 #15531 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Compilation d'études de la DEPP : "Climat scolaire et bien-être à l'école" (décembre 2015) dans "Education & formations" par Fabrice Murat et Caroline Simonis-Sueur.
Les différentes études :

  • Du « climat scolaire » : définitions, effets et politiques publiques - Éric Debarbieux
  • L’école à l’ère du 2.0 - Climat scolaire et cyberviolence - Catherine Blaya
  • Le climat scolaire vu par les chefs d’établissement du second degré public - Benjamin Beaumont
  • Où fait-il bon enseigner ? - Cédric Afsa
  • Le climat scolaire perçu par les collégiens - Tamara Hubert
  • L’absentéisme des élèves soumis à l’obligation scolaire - Un lien étroit avec le climat scolaire et le bien-être des élèves - Sophie Cristofoli
  • Les relations entre milieu social, climat scolaire et réussite scolaire en Israël - Les hypothèses de compensation, de médiation et de modération - Ruth Berkowitz ; Hagit Glickman ; Rami Benbenishty ; Elisheva Ben-Artzi ; Tal Raz ; Nurit Lipshtadt ; Ron Avit Astor
  • Élèves handicapés ou porteurs de maladies chroniques - Perception de leur vie et de leur bien-être au collège - Emmanuelle Godeau ; Mariane Sentenac ; Dibia Liz Pacoricona Alfaro ; Virginie Ehlinger
  • Le bien-être des élèves à l’école et au collège Validation d’une échelle multidimensionnelle, analyses descriptives et différentielles
  • Philippe Guimard ; Fabien Bacro ; Séverine Ferrière ; Agnès Florin ; Tiphaine Gaudonville ; Hué Thanh Ngo
  • Relations professeurs-élèves en lycée - Trois stratégies d’enseignants mises en débat - Hélène Veyrac ; Julie Blanc
  • Satisfaction professionnelle des enseignants du secondaire - Quelles différences entre public et privé ? Nathalie Billaudeau ; Marie-Noël Vercambre-Jacquot

Compte-rendu dans le "Café" du 22/12/15 : "Comment les collégiens voient l'école ?"


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23 Déc 2015 14:02 - 15 Nov 2016 07:10 #15532 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Dans le "Café" du 22/12/15 :

travailler les compétences de bien-être

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26 Déc 2015 11:35 - 31 Oct 2016 09:16 #15556 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Suicide, stress des notes, déversement du savoir... Françoise Nyssen (Actes Sud) pour la bienveillance à l'école sur "France Inter" du 23/12/15 :

Et sur l'école Montessori fondée par Françoise Nyssen : www.laviemoderne.net/forum/vers-la-priva...les-montessori#15589

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05 Jan 2016 20:25 - 05 Jan 2016 20:26 #15619 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école

Climat scolaire, tous mobilisés !
le 13 janvier 2016 de 9H - 16H30 - MGEN - PARIS 15E
Inscription indispensable via le formulaire en ligne avant le mercredi 6 janvier 2016.
À la question « Qu’est-ce qu’un climat scolaire de qualité ? », les élèves répondent sans équivoque :
"L’école, c’est notre deuxième maison "!

www.educavox.fr/agenda-2/climat-scolaire-tous-mobilise

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07 Jan 2016 08:49 #15634 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Note d'information n°50 de la DEPP (décembre 2015) : "Neuf élèves sur dix déclarent se sentir bien dans leur lycée"


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07 Jan 2016 08:52 - 10 Oct 2016 21:22 #15635 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Où l'on redécouvre une note précédente sur le collège . Dommage que la DEPP n'offre que des moyennes.
Opinion des élèves sur le climat scolaire dans les collèges et lycées (en %)
Collégiens 2013Lycéens 2015
Tout à fait bien ou plutôt bien dans son établissement92,5%94,4%
Tout à fait bien ou plutôt bien dans sa classe90,9%92,4%
Relations avec les enseignants très bonnes ou bonnes87,5%88,8%
Trouve que les notes sont très justes ou plutôt justes86,6%86.5%
Pas du tout ou pas beaucoup de violence dans l'établissement76,6%94.5%
Tout à fait ou plutôt en sécurité dans l'établissement86,3%94.9%
Proportion d’élèves déclarant des violences (en %)
Collégiens 2013Lycéens 2015
Moquerie de la bonne conduite en classe31%18,4%
Sentiment d'humiliation18,9%14%
Les élèves souffrent davantage de moqueries de leur bonne conduite que d'humiliation...

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15 Fév 2016 21:03 #15889 par Loys
Réponse de Loys sur le sujet Bien-être et bienveillance à l'école
Sans "Rue des écoles" du 14/02/16 : "A l'école de l'anxiété"


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02 Jui 2016 12:04 - 02 Jui 2016 12:10 #16564 par Loys

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08 Jui 2016 16:40 #16607 par Loys

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